Étude de marchéMontréal, le 30 juin 2026

Étude de marché HelloSafe sur l'assurance voyage 2026

La première étude complète du marché canadien de l'assurance voyage : qui l'achète, qui la vend, qui porte le risque, et où va vraiment chaque dollar de prime. Le Canada d'abord, avant de le replacer parmi les quinze plus grands marchés au monde. Constat d'ouverture : près de 4 voyageurs canadiens sur 10 partent sans assurance, et le repli des snowbirds redessine le marché.

~1 G$

Le marché canadien de l'assurance voyage (pic à environ 990 M$ selon le Conference Board en 2018 ; estimations des fournisseurs divergentes)

58 %

Des voyageurs canadiens assurent leurs voyages (CAA, 2026, n=2021) ; environ 42 % voyagent sans assurance

25 %

Des Canadiens croient à tort que leur carte de crédit suffit à les couvrir (TD)

40 %

De la prime revient aux voyageurs sous forme de sinistres (régulateur européen EIOPA)

Montréal, le 30 juin 2026. HelloSafe publie la première édition de son étude de marché sur l'assurance voyage. Le marché mondial de l'assurance voyage est estimé entre 24 et 27 milliards de dollars américains en 2024. Au Canada, le marché pèse environ 1 milliard de dollars canadiens, avec un pic estimé autour de 990 millions de dollars par le Conference Board en 2018 ; les estimations des différents fournisseurs divergent sensiblement. Cette étude part de ce constat local, puis descend dans le détail : comment le marché se répartit, qui porte le risque, comment il se vend, et où va le dollar de prime.

La signature canadienne tient en un chiffre qui dérange : selon la CAA (2026, n=2021), 58 % des voyageurs canadiens assurent leurs voyages, ce qui laisse environ 42 % partir sans couverture. Pire, 25 % des Canadiens croient à tort que leur carte de crédit suffit à les couvrir, selon TD, alors que la protection réelle qu'elle offre est souvent limitée. La prime moyenne d'une police au Canada tourne autour de 195 dollars. Le marché mondial, lui, poursuit sa croissance : les études de marché anticipent un rythme d'environ 18 % par an jusqu'en 2030.

Cette étude retrace le trajet de l'argent et cartographie la chaîne de valeur, des assureurs qui portent le risque aux gestionnaires, sociétés d'assistance et distributeurs qui construisent et vendent la couverture. Elle garde une règle constante : chaque chiffre est étiqueté selon sa fiabilité, de la source primaire à l'ordre de grandeur. Là où les données publiques s'arrêtent, HelloSafe s'appuie sur sa propre mesure, un moteur de devis multi-marché et la plateforme de distribution Atlas.

Fiabilité de la donnée :Source primaireCabinet d'études / à daterDonnée HelloSafeOrdre de grandeur

Un marché mondial de plusieurs dizaines de milliards, un marché canadien plus modeste mais mal assuré

D'abord, la taille. Le marché mondial de l'assurance voyage est estimé entre 24 et 27 milliards de dollars américains de primes en 2024. Le Canada, lui, se compte plutôt en centaines de millions à un peu plus d'un milliard de dollars canadiens, un marché resté relativement stable ces dernières années.

Le marché canadien s'établit autour de 1 milliard de dollars canadiens, avec un sommet estimé à environ 990 millions de dollars par le Conference Board du Canada en 2018. Les évaluations plus récentes varient fortement d'un fournisseur à l'autre, ce qui reflète l'absence d'une source publique unique et faisant autorité au pays. Le reste de cette étude part de ce constat : comment le marché se répartit, qui porte le risque, comment il se vend, et à quel point il reste rentable.

La croissance mondiale, elle, n'est pas terminée. Les études de marché anticipent une expansion du secteur d'environ 18 % par an jusqu'à la fin de la décennie, ce qui mettrait le marché mondial sur la voie d'un doublement d'ici le début des années 2030. Quatre forces rationnelles soutiennent ce rythme. D'abord, le coût des voyages continue d'augmenter, et comme une police est tarifée en proportion de la valeur du voyage, les primes suivent. Ensuite, l'assurance s'intègre de plus en plus directement dans la réservation, où 100 % des plus grandes compagnies aériennes l'offrent désormais, avec des taux d'attachement qui grimpent à chaque paiement. Troisièmement, la pénétration a encore une large marge de progression : au Canada, seulement 58 % des voyageurs s'assurent, ce qui laisse 42 % de la population voyageuse hors marché, un vivier de croissance considérable. Enfin, l'inflation des coûts médicaux à l'étranger et la multiplication des exigences de visa poussent les voyageurs vers des plafonds médicaux plus élevés, et donc plus chers. Même en écartant les modèles les plus optimistes, la direction est claire : un marché qui croît plusieurs fois plus vite que le volume de voyages lui-même.

États-Unis
5,56 G$
Chine
2,5 G$
Royaume-Uni
2 G$
Japon
1,7 G$
Australie
1,5 G$
Inde
1,3 G$
Corée du Sud
0,9 G$
Allemagne
0,85 G$
Italie
0,77 G$
Mexique
0,65 G$
Émirats arabes unis
0,57 G$
Brésil
0,48 G$
Pays-Bas
0,47 G$
Espagne
0,32 G$
Suisse
0,31 G$
Singapour
0,25 G$
Taille de marché estimée (primes), 2024, en milliards de dollars américains (US$). Sources : associations nationales (UStiA, ABI, IRDAI, KIRI, SUSEP, GIA, FINMA) et études de marché.

Le total mondial est une estimation d'études de marché (Allied Market Research 23,8 G$ US, Grand View 27,05 G$ US pour 2024) ; les barres par marché combinent associations nationales et études de marché, avec des périmètres harmonisés pour la comparaison, exprimées en dollars américains (US$). Le Canada n'apparaît pas parmi les 15 plus grands marchés mondiaux et se situe plutôt autour de 1 G$ CA. La perspective d'environ 18 % par an est une projection d'étude de marché (Allied modélise un TCAC de 18,4 % à 2034), pas une prévision HelloSafe.

Au Canada, on assure surtout la santé et l'assistance, pas seulement le prix du voyage

Le produit canadien répond d'abord à un risque très concret : se retrouver malade ou blessé loin de chez soi, sans couverture provinciale.

Contrairement au réflexe américain, centré sur l'annulation du voyage prépayé, le marché canadien reste dominé par l'enjeu médical et l'assistance, un point sensible pour les snowbirds, ces retraités canadiens qui passent l'hiver dans le sud des États-Unis. Le repli récent de cette population, sous l'effet du taux de change et des tensions commerciales, redessine une partie du marché. Pourtant, 25 % des Canadiens croient à tort que leur carte de crédit suffit à les couvrir, selon TD, alors que ces protections intégrées comportent souvent des exclusions importantes et des plafonds insuffisants pour des soins hospitaliers à l'étranger.

Combien de voyageurs s'assurent réellement

Les écarts entre pays sont considérables, et ils dessinent la marge de progression du secteur.

Au Canada, 58 % des voyageurs assurent leurs voyages, selon la CAA (2026, n=2021), ce qui place le pays au-dessus de la moyenne mondiale d'environ 45 %, mais loin derrière le Royaume-Uni (78 %) ou la Suède (88 %). La couverture médicale provinciale brouille le message au pays, même si elle suit rarement le voyageur à l'étranger. La prime moyenne d'une police canadienne tourne autour de 195 dollars. Chaque point de pénétration gagné représente un marché qui s'élargit, et les 42 % de voyageurs canadiens qui partent aujourd'hui sans assurance en sont la meilleure illustration.

Suède
88 %
Royaume-Uni
78 %
Canada
58 %
France
49 %
Monde (moyenne)
45 %
États-Unis
40 %
Part des voyageurs assurés. Sources : GlobalData (Suède, Royaume-Uni, monde), CAA (Canada, 2026), enquêtes nationales, données HelloSafe.

La chaîne de valeur : qui fait quoi

Derrière une seule police d'assurance voyage se cachent quatre métiers distincts. Les confondre est l'erreur la plus courante sur ce marché.

La marque que voit le voyageur, une compagnie aérienne, une agence en ligne, une banque, un comparateur, n'est presque jamais celle qui porte le risque. Le risque repose sur un assureur ; entre les deux se trouvent les gestionnaires qui construisent et administrent le produit, et les sociétés d'assistance qui répondent au téléphone à 2 heures du matin à l'étranger. Comprendre ce marché suppose de garder ces couches bien séparées.

CoucheCe qu'ils fontQui ils sont
Porteurs de risque (assureurs)Portent le risque sur leur bilan et paient les sinistresAllianz, AXA, Zurich, AIG, Generali, Chubb, Munich Re / Great Lakes
Gestionnaires et MGAConçoivent, tarifient et administrent le produit sur le papier d'un assureur, sans porter le risqueCover-More, Trawick, IMG, Seven Corners, Tin Leg, battleface
Sociétés d'assistanceGèrent le réseau médical, d'évacuation et de rapatriement 24/7, et traitent les sinistresEurop Assistance, Allianz Partners, AXA Partners, Global Excel, Assist Card, International SOS
DistributeursVendent la couverture au voyageur, généralement au moment de la réservationAgences en ligne, compagnies aériennes, agences de voyage, banques et cartes, comparateurs, insurtech intégrée
La chaîne de valeur de l'assurance voyage. La plupart des marques que voit le consommateur sont des distributeurs qui louent un bilan ; le risque se trouve en amont.

Un gestionnaire général (MGA) conçoit, tarifie et administre un programme sur le papier d'un assureur sans porter le risque ; une société d'assistance gère le réseau médical et de rapatriement ; un tiers administrateur (TPA) traite les sinistres. Un même groupe peut jouer plusieurs rôles à la fois.

Les assureurs et l'assistance derrière les marques

Le risque se concentre chez un nombre restreint d'assureurs et de groupes d'assistance mondiaux, et la consolidation s'accélère. Au Canada, quelques noms reviennent constamment : Manuvie, Allianz Global Assistance, Croix Bleue, TuGo et Beneva.

Le mouvement le plus marquant de l'année a été une consolidation mondiale. En décembre 2024, Zurich a racheté l'activité mondiale d'assurance voyage personnelle d'AIG, Travel Guard, pour environ 600 millions de dollars américains plus un complément de prix, l'intégrant à Zurich Cover-More, qui sert désormais plus de 20 millions de clients par an via plus de 200 partenaires. Allianz Partners demeure le plus grand assureur voyage au monde en volume et, fait rare parmi les groupes, communique une ligne spécifique au voyage : environ 3,5 milliards de dollars américains en 2024, sur un chiffre d'affaires total d'environ 11 milliards, sa branche assistance et mobilité comptabilisant à elle seule environ 3,6 milliards.

Au Canada, la chaîne de valeur s'appuie sur des acteurs bien identifiés : Manuvie, Allianz Global Assistance, Croix Bleue, TuGo et Beneva du côté des porteurs de risque et gestionnaires, Global Excel comme tiers administrateur majeur, et Medipac, spécialisé dans la clientèle snowbird. Du côté de l'assistance, Allianz Global Assistance et Global Excel gèrent l'essentiel des dossiers médicaux et de rapatriement pour les voyageurs canadiens. La plupart des marques grand public ne portent rien de tout cela elles-mêmes ; elles louent un bilan, comme le montre le tableau ci-dessous.

Marque grand publicQui porte le risqueMarché
American Express, assurance voyage carteNew Hampshire Insurance Co (AIG)États-Unis
Travel Insured InternationalUS Fire Insurance (Crum & Forster)États-Unis
Post Office (Royaume-Uni)Great Lakes (Munich Re)Royaume-Uni
Nationwide FlexPlusAvivaRoyaume-Uni
Qui porte le risque derrière la marque. Un échantillon de liens marque-assureur vérifiés ; le risque repose sur un nombre restreint d'assureurs et de réassureurs.

Les liens avec assureur nommé sont vérifiés à partir des communications des émetteurs et des assureurs.

Comment les Canadiens achètent : direct, banques et cartes en tête

Au Canada, la vente directe et les banques ou cartes de crédit dominent la distribution, avec une bascule de plus en plus marquée vers le numérique.

La distribution canadienne s'appuie fortement sur le canal direct et sur les grandes institutions financières, notamment RBC, TD, BMO et Desjardins, qui distribuent souvent via Allianz Global Assistance. Fait notable : 67 % des contrats d'assurance voyage sont désormais signés en ligne au Canada, confirmant la bascule numérique observée ailleurs dans le monde. À l'échelle internationale, entre 2022 et 2024, les agrégateurs en ligne ont progressé de 49,4 % et la vente directe au consommateur de 46,6 %, bien plus vite que les agences traditionnelles (+22,8 %, à 762,8 millions de dollars américains, le seul chiffre public par canal). Au moment du paiement, les taux d'attachement atteignent 18 à 24 % sur les agences en ligne et 15 à 19 % sur les compagnies aériennes (Mordor Intelligence).

Agrégateurs en ligne
49,4 %
Vente directe au consommateur
46,6 %
Croisières, voyagistes
42,9 %
Agences traditionnelles
22,8 %
Croissance par canal de distribution, 2022 à 2024 (UStiA, marché américain à titre de référence internationale). Les agrégateurs en ligne et la vente directe tirent le marché.

La vague de l'assurance intégrée

Le changement le plus rapide se joue au moment de la réservation, où l'assurance devient une fonctionnalité du parcours d'achat plutôt qu'un produit séparé.

Selon le comparatif Ancileo, 100 % des quarante plus grandes compagnies aériennes du monde offraient une assurance voyage en 2025, contre 70 % en 2022, et 90 % l'intègrent désormais directement dans le parcours de réservation. Les mécanismes se raffinent aussi : 58 % présentent l'assurance comme un choix actif (opt-in), 39 % comme un choix forcé, et seulement 3 % comme une case précochée, une pratique en recul sous la pression réglementaire.

58 %Opt-in (choix actif)39 %Choix forcé3 %Opt-out (case précochée)
Comment les 40 plus grandes compagnies aériennes présentent l'assurance au paiement (Ancileo, 2025).

Où va le dollar de prime

Une question que le marché évite : sur chaque dollar de prime, combien revient réellement au voyageur? Le Canada ne le publie pas. L'Europe, oui, et la réponse recadre le marché.

La lecture la plus claire reste celle du régulateur européen. Sur chaque dollar de prime, la décomposition de l'EIOPA fait revenir environ 40 % en sinistres aux voyageurs, 24 % en commission à celui qui a vendu la police, 20 % en frais propres de l'assureur, et 15 % en profit net de souscription. L'assurance voyage verse moins de sinistres que l'assurance non-vie générale (environ 53 %), mais dégage une marge plus élevée (15 % contre 10 %). C'est, structurellement, l'un des produits les plus rentables qu'un vendeur puisse rattacher à une réservation.

Le régulateur britannique est encore plus clair. Selon les données 2024 de la FCA sur la mesure de la valeur, l'assurance voyage vendue en add-on lors d'un voyage unique n'a versé que 23,6 % de la prime en sinistres, le plus faible taux de toutes les lignes d'assurance générale, contre 54,4 % pour l'automobile. L'ABI rapporte que ses membres ont versé environ 600 millions de dollars américains sur plus de 500 000 sinistres voyage en 2024 ; le poste médical représentait un tiers des sinistres en nombre mais 55 % en valeur, pour une moyenne d'environ 1 950 dollars américains par sinistre.

Le Canada ne publie rien de tel. Aucun régulateur provincial n'isole un ratio combiné propre à l'assurance voyage, et les données économiques du secteur restent largement privées. C'est précisément là que la mesure propre à HelloSafe intervient.

40 %Sinistres versés aux voyageurs24 %Commission au vendeur20 %Frais de l'assureur15 %Profit net de souscription
Où va chaque dollar de prime, moyenne européenne (revue thématique de l'EIOPA) : sinistres aux voyageurs, commission au vendeur, frais de l'assureur, puis profit net.

Les chiffres de l'EIOPA sont des moyennes européennes de qualité réglementaire (données 2017, publiées en 2019), exprimées en part de prime ; ils fixent un ordre de grandeur, pas une répartition propre au Canada. Les canaux de comparaison et de vente additionnelle affichaient une commission bien plus élevée, en moyenne 35 %, jusqu'à 89 %. Aucun ratio de sinistralité isolé pour le voyage n'est publié au Canada.

Le moteur des commissions

Pourquoi tout le monde veut-il vendre de l'assurance voyage? Parce qu'elle offre une marge que peu de produits égalent.

Les commissions par canal restent privées au Canada, fixées dans des accords de distribution confidentiels, mais la structure est claire. Les estimations du secteur situent les agences traditionnelles entre 20 et 37 % de la prime, les plateformes en ligne entre 20 et 40 %, les compagnies aériennes traditionnelles autour de 24 %, et les transporteurs à bas coûts souvent au-delà de 50 %. Les assureurs qui vendent en direct gardent cette marge à l'interne. C'est pourquoi l'agence en ligne, la compagnie aérienne et la carte de crédit se disputent tous l'attachement : c'est un revenu accessoire à forte marge.

Compagnies aériennes à bas coût
50 %
Plateformes en ligne
40 %
Agences traditionnelles
37 %
Compagnies aériennes traditionnelles
24 %
Assureurs en vente directe
2 %
Commission en part de la prime, par canal. Estimations internationales du secteur ; les chiffres par canal ne sont pas publiés au Canada. Le régulateur européen EIOPA situe la moyenne tous canaux à 24 %.

Les chiffres européens (EIOPA) et britanniques (FCA) sont de qualité réglementaire ; les fourchettes par canal sont des estimations internationales du secteur, non des chiffres canadiens vérifiés.

Un marché mondial qui se consolide et se concentre

Derrière la longue traîne des marques, la propriété du risque se concentre.

Là où une source indépendante existe, la concentration est forte : en Espagne, les cinq premiers assureurs détiennent 67 % des primes et les dix premiers, 93 %. La consolidation est la tendance de fond, du rachat de Travel Guard par Zurich au retrait complet de nib de la souscription voyage en Australie et en Nouvelle-Zélande, avec World Nomads vendu à IMG. Un chiffre largement cité, situant les cinq premiers assureurs américains autour de 40 % des primes, provient d'un seul fournisseur et n'est pas retenu ici comme un fait établi.

Chiffres de concentration : l'Espagne provient de DBK Observatorio (étude de marché) ; le chiffre américain d'environ 40 % pour les cinq premiers est une estimation d'un seul fournisseur, avec un risque de circularité, signalée mais non mise en avant.

Les 15 plus grands marchés mondiaux, en dollars américains

Taille, part de voyageurs assurés, canal dominant et produit phare. Le Canada ne figure pas parmi les 15 plus grands marchés mondiaux ; ce tableau reste en dollars américains (US$) pour préserver le classement mondial, la première section de cette étude portant l'angle canadien.

MarchéTailleVoyageurs assurésCanal principalProduit dominant
États-Unis5,56 G$ US~40 %Agences en ligne et compagnies aériennesAnnulation de voyage
Chine2,5 G$ US~20 %Agences en ligne et super-applicationsMédical et micro-couverture
Royaume-Uni2,0 G$ US~75 %ComparateursMédical et assistance
Japon1,7 G$ US~50 %Agences et comptoirsMédical et assistance
Australie1,5 G$ US86 %Direct et comparateursMédical et assistance
Inde1,3 G$ US~25 %Courtiers et bancassuranceMédical (visa)
Corée du Sud0,9 G$ US~60 %Insurtech (Kakao Pay)Médical et assistance
Allemagne0,85 G$ US~54 %Courtiers et agencesAnnulation
Italie0,77 G$ US~30 %AgencesMédical et assistance
Mexique0,65 G$ US~25 %Agents et courtiersMédical et assistance
Émirats arabes unis0,57 G$ US~70 %Courtiers et banquesMédical (visa)
Brésil0,48 G$ US~30 %Agences en ligne et banquesMédical et assistance
Pays-Bas0,47 G$ US~80 %Assureurs en directMédical (police annuelle)
Espagne0,32 G$ US~24 %Agences en ligne et intégréMédical et assistance
Suisse0,31 G$ US~75 %Cartes et clubs automobilesAnnulation et assistance
Singapour0,25 G$ US~70 %Assureurs en directMédical et assistance

Sources : associations nationales et études de marché, 2024, en dollars américains (US$). Périmètres harmonisés pour la comparaison. Le Canada, avec un marché estimé à environ 1 G$ CA, ne fait pas partie de ce classement des 15 plus grands marchés mondiaux.

Les règles du jeu

La réglementation façonne à la fois ce qui se vend et ce qui se divulgue, et le contraste entre marchés est saisissant.

Au Canada, la vente d'assurance voyage relève des conseils d'assurance provinciaux et du permis LLQP (Life Licence Qualification Program) pour les représentants qui vendent des produits d'assurance de personnes, incluant le voyage. Le Québec applique une règle plus stricte que les autres provinces : l'Autorité des marchés financiers (AMF) considère qu'un site qui compare et cote des assurances exerce une activité de conseil, ce qui exige une inscription à titre de courtier. S'y ajoute la Loi 25 au Québec et la Loi sur la protection des renseignements personnels et les documents électroniques (LPRPDE) à l'échelle fédérale, qui encadrent strictement la collecte et l'usage des données des voyageurs. Il ne faut donc jamais présenter un service comme « agréé et réglementé » de façon absolue : les licences sont détenues par les fournisseurs d'assurance et les représentants inscrits, pas par la plateforme de comparaison elle-même.

Aux États-Unis, l'assurance voyage relève du Travel Insurance Model Act (#632) de la NAIC, qui a créé un permis allégé de type « limited lines » et un statut de « travel retailer » permettant aux agences et aux agences en ligne de vendre au moment de la réservation, mais sans exiger de ratio de sinistralité minimum, ce qui maintient l'économie du secteur largement opaque. L'Europe fonctionne à l'inverse : sous la directive sur la distribution d'assurances (DDA), tout distributeur, y compris une agence de voyage, doit s'enregistrer, et l'EIOPA comme la FCA britannique ont publiquement scruté à quel point l'assurance voyage vendue en option reverse peu aux assurés. Cet écart de transparence entre les régimes est en soi l'un des constats de cette étude.

Ce que mesure HelloSafe

La carte comporte des zones d'ombre nettes, et elles sont les mêmes partout : les chiffres que la distribution garde pour elle.

Aucun régulateur canadien ne publie de ratio de sinistralité propre au voyage, de commission par canal, ni de taux d'attachement réel ; les estimations de taille de marché divergent fortement entre fournisseurs. Ce détail privé, le prix réellement payé par canal, la commission, la conversion, est précisément ce que mesure HelloSafe. Son moteur de devis compare, pour un même voyageur, le prix d'une couverture selon le canal qui la vend ; sa plateforme Atlas observe la conversion et la commission réelles par famille d'acteurs. Édition après édition, marché par marché, cette étude rendra public ce que la distribution garde habituellement pour elle.

Au Canada, l'assurance voyage se vend encore trop souvent dans l'angle mort du voyageur : au comptoir de la banque, en case précochée, ou pas du tout. Près de quatre voyageurs sur dix partent sans couverture, et un quart d'entre eux croient à tort que leur carte de crédit suffit. Cartographier qui distribue, qui porte le risque, et où va vraiment le dollar de prime, c'est ce qui permet au marché de mieux vendre, et plus justement.

Antoine FruchardAntoine Fruchard, Cofondateur et chef de la direction de HelloSafe

L'étude de marché sur l'assurance voyage est une publication annuelle de HelloSafe. L'édition 2026 s'ouvre sur le Canada et le replace parmi les plus grands marchés mondiaux ; les prochaines éditions approfondiront chaque marché et affineront les mesures de prix, d'attachement, de commission et de sinistralité.

La méthodologie complète, les sources primaires et les niveaux de fiabilité sont disponibles sur demande auprès de l'équipe des relations de presse.

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À propos de HelloSafe

HelloSafe est une plateforme indépendante de comparaison d'assurance voyage. Reproduction libre de ce texte de présentation dans vos articles.

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