Étude HelloSafe Mai 2025

La France perd 118 millions d'euros par an en soins de santé à l'étranger

118 millions d'euros. C'est ce que l'Assurance maladie verse chaque année à ses homologues européens au-delà de ce qu'elle encaisse. La France se retrouve au 2e rang des contributeurs nets du système de soins transfrontaliers, derrière le Royaume-Uni. J'ai épluché le dernier rapport officiel de la Commission européenne pour comprendre les mécanismes de ce déficit et, surtout, pourquoi il s'aggrave chaque année depuis 2021.

Source primaireCommission européenne · DG EMPL
Périmètre32 États (UE-27 + AELE + UK)
Année2025
Cadrage

La CEAM : 1,5 milliard d'euros que personne ne voit

La CEAM (Carte Européenne d'Assurance Maladie) couvre les soins imprévus reçus lors d'un séjour temporaire dans un autre pays de l'Union. Sur le papier, c'est un droit universel. En pratique, c'est un marché de 1,5 milliard d'euros entre sécurités sociales, avec des gagnants nets et des perdants chroniques. La France figure parmi ces derniers.

291 M
cartes CEAM en circulation en 2025 dans les 32 États couverts (UE + AELE + UK)
1,5 Md €
remboursés en 2025 entre les sécurités sociales européennes
2,6 M
demandes de remboursement traitées entre États en 2025
48 %
des Européens disposent d'une CEAM. Un voyageur sur deux part sans couverture.
Décryptage

Pourquoi la France perd 118 M€ par an : trois facteurs structurels

Le déficit français n'est pas un accident de calendrier. Il résulte de trois déséquilibres structurels qui se cumulent. La reprise post-Covid n'a fait qu'amplifier ce qui existait déjà.

Facteur n°1

Une asymétrie touristique défavorable

Les assurés français se soignent massivement en Espagne, au Portugal, en Belgique et en Italie, quatre pays à forte densité de seniors français expatriés. La France, elle, attire un tourisme plus jeune et moins consommateur de soins. Résultat direct : un dossier français coûte 712 € en moyenne à la sécurité sociale, contre 560 € pour un dossier allemand. L'écart n'est pas anodin sur 470 000 remboursements par an.

Facteur n°2

Un coût hospitalier français élevé

Les tarifs hospitaliers français comptent parmi les plus élevés d'Europe. Ça devrait jouer en notre faveur. Sauf que la France ne soigne que 65 000 patients étrangers par an, contre 454 000 pour l'Espagne. La recette reste donc modeste. À l'inverse, les 470 000 dossiers français soignés à l'étranger sont remboursés au tarif réel local : moins cher à l'unité, mais multiplié par un volume sans commune mesure.

Facteur n°3

Un dispositif sous-utilisé en France

En France, 24 % des assurés sociaux seulement ont une CEAM. En Allemagne et en Italie, c'est 100 %. Les porteurs français forment une base étroite qui voyage beaucoup : l'usage intensif fait grimper le coût unitaire. Une CEAM française revient à 14,55 €/an pour la sécurité sociale, contre 4,50 €/an pour une carte allemande. Un ratio de 1 pour 3,2 sur le même périmètre.

L'analyse HelloSafe

Un déficit appelé à se creuser d'ici 2030

Trois tendances de fond vont creuser la facture d'ici 2030. Le vieillissement de la population entraîne des séjours plus longs, avec des soins lourds (cardiologie, orthopédie). L'expatriation des retraités vers le Portugal et l'Espagne s'accélère. Et les tarifs hospitaliers européens progressent mécaniquement. Sur ces bases, le déficit pourrait dépasser −155 M€ à l'horizon 2030.

−155 M€
Projection HelloSafe
déficit France 2030
Évolution historique

2021 : l'année où la France a basculé dans le rouge

En 2017, la France affichait un excédent de +63 M€ dans ce système. Trois ans plus tard, le solde restait encore positif à +61 M€. Puis 2021 a tout changé. En trois exercices, la balance s'est dégradée de 164 M€. Ce n'est pas un pic. C'est une rupture structurelle.

2017-2020
+55 M€/an
Excédent moyen sur la période. La France recevait alors davantage de patients européens qu'elle n'en envoyait soigner à l'étranger.
2021 : le basculement
−23 M€
Premier solde négatif depuis la création du dispositif. La reprise touristique a profité aux pays récepteurs, pas à la France.
2025
−118 M€
Le déficit continue de se creuser. Sans réforme du mode d'émission des cartes ou de la politique tarifaire, ce chiffre n'a aucune raison de s'inverser.
Analyse

Pourquoi 2021 a tout changé : trois mécanismes qui se cumulent

Le retournement de 2021 n'est pas une anomalie comptable. Il traduit une reconfiguration durable des flux touristiques intra-européens, amplifiée par le profil démographique des voyageurs français. Ces trois mécanismes se cumulent.

1

Reprise touristique asymétrique

Dès 2021, les Français ont repris les voyages vers l'Espagne, le Portugal, l'Italie et la Belgique. Dans le même temps, la France a perdu le flux entrant britannique, mécaniquement éliminé par le Brexit. Les dépenses ont explosé d'un côté. Les recettes ne se sont pas reconstituées de l'autre.

2

Inflation hospitalière européenne

Après le Covid, les tarifs hospitaliers ont fortement progressé en Espagne, au Portugal et en Italie, sous l'effet de l'énergie, des salaires et du renouvellement des équipements. La France rembourse au tarif réel local : à volume constant, la facture augmente mécaniquement. Sur la période 2020-2023, l'indice harmonisé des prix de santé en zone euro a progressé de 12 % selon Eurostat.

3

Effet vieillissement des voyageurs

La tranche qui voyage le plus en Europe est aujourd'hui celle des 60-75 ans. Ce sont aussi les plus gros consommateurs de soins lourds : cardiologie, orthopédie, soins post-opératoires. Chaque dossier français soigné à l'étranger ressort à 712 € en moyenne, contre 487 € pour un ressortissant allemand, dont le profil démographique est sensiblement plus jeune.

651 €
Coût moyen d'une demande de remboursement pour des soins imprévus reçus dans un autre pays européen en 2025. Ce chiffre monte vite : aux urgences ou en cas d'hospitalisation de jour, la facture peut atteindre 3 000 à 6 500 € selon le pays et le type de soin.
Classement n°1 — Les pays émetteurs

Les 5 pays qui paient le plus pour les soins de leurs ressortissants à l'étranger

Quand un assuré allemand est hospitalisé en Espagne, c'est la sécurité sociale allemande qui règle la facture via le formulaire E125 (le document de remboursement inter-États). À elles trois, l'Allemagne, le Royaume-Uni et la France concentrent 82 % des décaissements totaux de l'UE-27.

Pays émetteur
Montant remboursé en 2025
1
🇩🇪
Allemagne690 000 demandes annuelles
336 M €560 € par demande
2
🇬🇧
Royaume-Uni365 000 demandes annuelles
319 M €1 004 € par demande
3
🇫🇷
France470 000 demandes annuelles
291 M €712 € par demande
4
🇳🇱
Pays-Bas123 000 demandes annuelles
97 M €904 € par demande
5
🇵🇱
Pologne89 000 demandes annuelles
83 M €1 070 € par demande
Classement n°2 — Les pays récepteurs

Les 5 pays qui font office d'hôpital de l'Europe

Certains pays soignent les ressortissants européens à grande échelle et récupèrent la mise en retour. L'Espagne traite 454 000 dossiers étrangers par an. L'Autriche, à peine le tiers du volume, facture presque autant grâce à des tarifs hospitaliers plus élevés.

Destination de soins
Montant facturé en 2025
1
🇩🇪
Allemagne277 000 dossiers de patients étrangers
229 M €
2
🇪🇸
Espagne454 000 dossiers — record européen en volume
182 M €
3
🇫🇷
France65 000 dossiers de patients étrangers
173 M €
4
🇦🇹
Autriche258 000 dossiers — pôle de soins alpin
170 M €
5
🇧🇪
Belgique374 000 dossiers
107 M €
Balance migratoire des soins

Gagnants et perdants : le verdict comptable du système européen

Pour chaque pays, le solde net se calcule ainsi : montants encaissés des autres États moins montants versés pour ses propres assurés. Le résultat dessine une fracture géographique stable : les pays méditerranéens et alpins captent, les grands émetteurs touristiques (Royaume-Uni, France, Allemagne) financent.

🏆 Les gagnants

Soldes positifs en 2025

Pays Reçu Payé Solde
🇦🇹Autriche 170 M€ 30 M€ +140 M€
🇪🇸Espagne 182 M€ 47 M€ +135 M€
🇧🇪Belgique* 107 M€ 43 M€ +63 M€
🇬🇷Grèce 37 M€ 7 M€ +29 M€
🇸🇪Suède 30 M€ 10 M€ +20 M€
🇭🇷Croatie 30 M€ 13 M€ +16 M€
🇨🇿Tchéquie 30 M€ 28 M€ +2 M€
📉 Les perdants

Soldes négatifs en 2025

Pays Reçu Payé Solde
🇬🇧Royaume-Uni** 26 M€ 319 M€ −293 M€
🇫🇷France 173 M€ 291 M€ −118 M€
🇩🇪Allemagne 229 M€ 336 M€ −107 M€
🇵🇱Pologne 53 M€ 83 M€ −29 M€
🇷🇴Roumanie 2 M€ 27 M€ −25 M€
🇧🇬Bulgarie 10 M€ 27 M€ −17 M€
🇱🇹Lituanie 2 M€ 17 M€ −15 M€
🇸🇰Slovaquie 8 M€ 22 M€ −14 M€
🇳🇱Pays-Bas 83 M€ 97 M€ −14 M€
Comment lire ce tableau. Un solde positif signifie que le pays a encaissé davantage qu'il n'a versé : il soigne plus d'étrangers qu'il n'en envoie. La balance migratoire des soins mesure la position d'un pays dans le système européen de santé : exportateur de patients (payeur net), importateur (bénéficiaire net), ou à l'équilibre.

Italie, Suisse et Luxembourg exclus du classement faute de données symétriques transmises pour 2025.
Corridors bilatéraux

Les 6 corridors bilatéraux qui structurent le système

Les corridors bilatéraux reflètent les habitudes de voyage : Britanniques en France, Allemands sur les pistes autrichiennes, Français en Espagne et en Belgique. Quatre des six flux les plus importants d'Europe placent la France comme pays émetteur. C'est un chiffre qui résume assez bien notre situation.

🇬🇧 Royaume-Uni 🇫🇷 France
208 M €
Premier flux d'Europe : 141 000 dossiers de Britanniques soignés en France en 2025, pour 208 M€ encaissés.
🇩🇪 Allemagne 🇦🇹 Autriche
87 M €
152 000 dossiers liés au tourisme alpin. Avec les flux suisses et italiens, l'Autriche a bâti un modèle économique sur les soins des skieurs européens.
🇫🇷 France 🇧🇪 Belgique
69 M €
305 000 dossiers. Le corridor le plus dense d'Europe en volume. La frontière franco-belge est un bassin de vie partagé, pas un simple flux touristique.
🇫🇷 France 🇵🇹 Portugal
147 000 dossiers
147 000 dossiers. Le Portugal absorbe une part croissante de retraités français installés sur place ou en séjour prolongé. Le chiffre progresse chaque année.
🇩🇪 Allemagne 🇵🇱 Pologne
129 000 dossiers
129 000 dossiers nourris par les minorités germano-polonaises, la mobilité économique et les flux touristiques vers la Baltique.
🇫🇷 France 🇪🇸 Espagne
103 000 dossiers
103 000 dossiers. L'Espagne est la première destination de soins d'urgence pour les vacanciers français. Ce chiffre progresse avec le vieillissement des voyageurs.
Le grand écart

Couverture CEAM : de 1,8 % à 100 % selon les pays

D'un pays à l'autre, le taux de couverture CEAM varie de 1,8 % à 100 %. Ce n'est pas une question de richesse nationale. C'est une question de mode d'émission : automatique (intégrée à la carte vitale nationale), ou sur demande explicite comme en France.

✅ Les mieux protégés

  • 🇱🇮Liechtenstein100 %
  • 🇩🇪Allemagne100 %
  • 🇮🇹Italie100 %
  • 🇨🇭Suisse100 %
  • 🇨🇿République tchèque95 %
  • 🇦🇹Autriche93 %

⚠️ Les plus exposés

  • 🇬🇷Grèce1,8 %
  • 🇷🇴Roumanie2,8 %
  • 🇧🇬Bulgarie5,8 %
  • 🇪🇸Espagne11,7 %
  • 🇫🇷France24 %
  • 🇵🇱Pologne18 %
💡 À retenir : En France, un assuré social sur quatre seulement possède la CEAM. La majorité des Français qui partent en vacances en Europe voyagent donc sans le document qui garantit la prise en charge de leurs soins imprévus. En Allemagne et en Italie, la carte est automatiquement intégrée à la couverture maladie nationale. Il n'y a rien à demander.
Les chiffres qui interrogent

Quatre chiffres qui méritent une explication

+ 14 463 %
L'explosion grecque
En un an, la Grèce est passée de 71 à 10 340 demandes traitées, soit une multiplication par 145. La Commission européenne attribue ce saut à un déblocage administratif après plusieurs années de quasi-paralysie du système de remboursement.
– 76 %
La chute française
816 000 demandes de moins entre 2022 et 2023. Cette chute suit un pic que rien ne justifiait sur le plan démographique. Elle pointe vers des volumes 2021-2022 vraisemblablement surestimés, par des enregistrements en double ou des délais de traitement décalés.
49 %
Le casse-tête hongrois
49 % des demandes émises par la Hongrie sont rejetées par les autres États membres. La progression parle d'elle-même : 4,8 % en 2020, 20 % en 2021, 35 % en 2022. Aucun autre pays européen n'approche ce niveau de rejets.
773 400 €
Le record de fraude française
22 cas détectés en France, pour 773 400 € de préjudice total. C'est le montant le plus élevé d'Europe. L'Autriche, qui détecte pourtant 30 fois plus de dossiers (660 cas), ne dépasse pas 357 000 €. La France détecte peu, mais les fraudes sont grosses. Cela pose la question de l'efficacité du contrôle.
Bizarreries administratives

Les écarts administratifs entre pays

D'un pays à l'autre, les conditions d'émission de la CEAM n'ont rien d'uniforme. Durée de validité, délai d'obtention, canal de demande : les écarts sont parfois spectaculaires.

🏆 Champion validité
20 ans
La Pologne
Pour les retraités polonais, la CEAM est valable 20 ans. Aucun autre pays en Europe n'approche ce délai. La France, à l'opposé, délivre une carte valable 2 ans avant renouvellement obligatoire.
⚡ Le plus rapide
1,67 jour
La Croatie
1,67 jour en Croatie pour recevoir sa carte CEAM. En Allemagne, la même démarche peut prendre jusqu'à 4 semaines. Même document, même droit, délais sans comparaison.
📉 Demande oubliée
1 an
La Grèce
Les actifs grecs reçoivent une carte valable 1 an seulement. Combiné au taux de couverture le plus faible d'Europe (1,8 %), la grande majorité des Grecs qui voyagent dans l'Union partent sans aucune protection CEAM.
📱 Innovation
WhatsApp
Les Pays-Bas
Les Pays-Bas acceptent les demandes de CEAM par WhatsApp, X ou Facebook. Aucun autre pays européen ne propose ce niveau d'accessibilité. En France, la demande passe encore obligatoirement par ameli.fr ou un formulaire papier.
🏥 Hôpital de l'Europe
454 K
L'Espagne
454 000 dossiers de patients étrangers traités en 2025. L'Espagne reste la première destination de soins d'urgence en Europe, portée par son attractivité touristique et la forte présence de seniors expatriés sur son territoire.
⚠️ Carte obsolète
Non
Pas de puce
La CEAM n'embarque aucune puce électronique. Elle ne peut pas être lue comme une carte vitale par les soignants. En pratique, cela génère des refus de prise en charge directe et des erreurs administratives dans l'ensemble des pays membres.
Focus France

Le cas français en chiffres

20 millions de CEAM en circulation en France, pour un taux de couverture de 24 % des assurés sociaux. C'est l'un des plus bas d'Europe occidentale. Ajoutez à cela un tropisme touristique sortant parmi les plus élevés du continent : le déficit chronique de la balance des soins s'explique pour une large part par ces deux données.

CEAM en circulation
20,0 M
Cartes en France en 2025
Soit 24 % des assurés sociaux. En Allemagne, en Italie et en Suisse, la couverture est intégrée à la carte de sécurité sociale nationale : le taux atteint 100 % sans aucune démarche.
Sortie de trésorerie
291 M €
Remboursements payés en 2025
Montant versé par la CNAM (Caisse nationale d'assurance maladie) aux autres États européens en 2025, pour les soins reçus par les assurés français à l'étranger. La facture moyenne par dossier s'établit à 712 €.
Recettes
173 M €
Facturation aux autres États
Ce que la France encaisse pour avoir soigné des ressortissants étrangers sur son territoire. La différence avec les 291 M€ versés donne un solde net de −118 M€. La France est le 2e contributeur net du système, derrière le Royaume-Uni.

La CEAM couvre les soins publics. Rien d'autre.

Les cliniques privées, le rapatriement sanitaire et les franchises (la part des frais restant à votre charge) ne sont pas couverts par la carte. D'après les contrats que j'ai comparés sur ce segment, une assurance voyage complète prend le relais là où la CEAM s'arrête, à partir de 30 à 80 € selon la durée et la destination.

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Méthodologie

Sources & périmètre

Données
Cette étude repose sur les données de remboursement transfrontalier EHIC / CEAM (European Health Insurance Card) transmises à HelloSafe par la Direction générale de l'emploi, des affaires sociales et de l'inclusion (DG EMPL) de la Commission européenne. Les chiffres couvrent les flux financiers entre sécurités sociales européennes au titre des soins imprévus reçus en séjour temporaire dans un autre État membre.

Périmètre
32 États : 27 États membres de l'UE + 4 États AELE (Islande, Liechtenstein, Norvège, Suisse) + Royaume-Uni. Italie, Suisse et Luxembourg sont partiellement couverts pour certains indicateurs faute de données symétriques transmises.

Méthode de calcul
• Coût moyen par demande : montant total remboursé divisé par le nombre de formulaires E125 (le formulaire de remboursement inter-États) traités.
• Solde net (balance migratoire des soins) : montant encaissé des autres États moins montant versé aux autres États.
• Évolution historique 2017-2025 : séries chronologiques consolidées par la DG EMPL via les questionnaires EHIC annuels adressés aux États membres.

Champ couvert et limites
Cette étude couvre exclusivement les soins non-prévus reçus en séjour temporaire (cadre EHIC / CEAM, règlements de coordination 883/2004 et 987/2009). Les soins planifiés à l'étranger relèvent de la Directive 2011/24/UE et ne sont pas inclus. Les montants reflètent les remboursements entre administrations, pas les dépenses résiduelles des patients (franchises, dépassements, soins privés, rapatriement sanitaire).