Working Holiday Visa (WHV / PVT) : le guide complet

Chaque année, plusieurs dizaines de milliers de ressortissants francophones partent à l’étranger dans le cadre du Programme Vacances-Travail (PVT), l’Australie, le Canada et la Nouvelle-Zélande figurant parmi les destinations les plus demandées.
Le PVT, aussi appelé Working Holiday Visa (WHV), permet aux voyageurs francophones titulaires d’un passeport éligible de partir voyager plusieurs mois à l’étranger tout en ayant la possibilité de travailler sur place. Les accords bilatéraux et conditions varient selon la nationalité (France/Belgique/Suisse…), même pour une même destination : âge, durée du séjour ou encore exigences administratives.

Avant de partir en WHV, il est essentiel de bien comprendre ce qui vous attend : les règles du visa, les pays accessibles aux voyageurs francophones, le budget à prévoir, les enjeux liés à la santé et aux imprévus à l’étranger etc.
👉 Cette page a pour vocation de vous aider à comprendre le fonctionnement du WHV, à anticiper les principales démarches et à préparer votre projet dans les meilleures conditions, pour un départ serein.

L’essentiel du WHV pour les français
  • Le WHV (ou PVT) permet de voyager et travailler légalement à l’étranger pendant plusieurs mois, selon des accords bilatéraux.
  • Plusieurs pays sont accessibles avec le visa PVT (ex : une quinzaine pour les français et 5 pour les belges), avec des conditions variables (âge, durée, quotas).
  • L’Australie, le Canada et la Nouvelle-Zélande figurent parmi les destinations les plus choisies.
  • Un budget de départ réaliste est indispensable, généralement compris entre 3 000 € et 6 500 €, hors revenus sur place.
  • L’assurance voyage est parfois obligatoire (Canada, Nouvelle-Zélande) et toujours fortement recommandée.
  • Les frais médicaux et d’hospitalisation à l’étranger peuvent être très élevés et ne sont généralement pas pris en charge par votre régime d’assurance maladie.
  • Les règles de travail, de séjour et de ré-entrée varient selon les pays et doivent être vérifiées avant le départ.
  • Une bonne préparation (visa, budget, assurance, démarches locales) est essentielle pour sécuriser son PVT.

Qu’est-ce que le Working Holiday Visa (WHV) ?

Le Working Holiday Visa (WHV), également appelé Programme Vacances-Travail (PVT), est un type de visa délivré dans le cadre d’accords bilatéraux conclus entre votre pays de nationalité (France, Belgique, Suisse…) et des pays partenaires.

👉 Par exemple, à ce jour, la France a signé des accords de Programme Vacances-Travail avec une quinzaine de pays. La Belgique a conclu des accords avec 5 partenaires (Australie, Nouvelle-Zélande, Canada, Corée du Sud et Taïwan). Quant à la Suisse, elle ne propose pas un programme WHV classique semblable à celui de la France ou de la Belgique, mais elle a conclu des accords de mobilité jeunesse avec plusieurs pays (environ 13).

Les règles applicables (durée du séjour, âge limite, conditions d’entrée) sont définies par les autorités du pays d’accueil et peuvent évoluer ; elles doivent donc toujours être vérifiées auprès de l’autorité compétente avant toute demande.

L'objectif principal est de favoriser la mobilité internationale et les échanges culturels. Il permet de voyager dans le pays d’accueil tout en finançant son séjour grâce à des emplois temporaires ou occasionnels. Ce visa est largement utilisé pour des séjours de plusieurs mois, voire jusqu’à un an selon les destinations.

Le WHV se distingue ainsi d’un visa touristique, qui n’autorise pas le travail, et d’un visa de travail classique, généralement plus restrictif et lié à un employeur.

PVT et WHV c'est pareil ?

Les appellations WHV, PVT et Working Holiday désignent un même dispositif, mais la terminologie varie selon les pays et les usages administratifs.
-> En France, l’expression “Programme Vacances-Travail” (PVT) est la plus répandue.
-> En Belgique, on parle aussi de “Working Holiday Programme” (WHP).
-> En Suisse, on utilise les termes de "Youth Mobility", ou "Work and Holiday".
-> À l’international, les autorités utilisent le plus souvent les termes “Working Holiday Visa” ou "Working Holiday".
Quelle que soit l’appellation, le cadre juridique repose sur des accords bilatéraux officiels, qui fixent les droits et obligations des titulaires du visa, notamment en matière de durée de séjour, d’activité professionnelle autorisée et, dans certains pays, d’assurance voyage exigée à l’entrée.

Quels pays sont accessibles en WHV ?

Le Programme Vacances-Travail repose sur des accords bilatéraux signés entre votre pays de nationalité et plusieurs pays partenaires. Ces accords définissent les destinations accessibles aux ressortissants français, ainsi que les conditions générales du séjour.

👉 Voici les destinations PVT les plus choisies par les français :

Pays de destination PVT
Popularité auprès des français
Durée maximale du PVT
Âge requis (en règle générale)
Quotas / places limitées
Autres spécificités notables
🇦🇺 Australie 
Très élevée
12 mois
18 à 35 ans
Non
Possibilité de prolonger le WHV une ou deux fois supplémentaires, jusqu’à 24 ou 36 mois au total, sous conditions
🇨🇦 Canada 
Très élevée
24 mois
18 à 35 ans
Oui
Assurance souvent contrôlée à l’entrée
🇳🇿 Nouvelle-Zélande 
Élevée
12 mois
18 à 30 ou 35 ans selon cas
Non
Prolongation de 3 mois possible sous conditions.
🇯🇵 Japon
Élevée
12 mois
18 à 30 ans
Oui
Conditions strictes à l’entrée
🇦🇷 Argentine 
Moyenne
12 mois
18 à 35 ans
Oui
Ressources financières vérifiées
🇨🇱 Chili
Moyenne
12 mois
18 à 30 ans
Oui
Démarches administratives encadrées
🇰🇷 Corée du Sud 
Moyenne
12 mois
18 à 30 ans
Oui
Restrictions sur certains emplois
🇭🇰 Hong Kong 
Plus faible
12 mois
18 à 30 ans
Oui
Visa souvent demandé rapidement
Pays accessibles en PVT pour les français

Outre ces destinations, la France a conclu des accords de Programme Vacances-Travail avec d’autres pays d’Amérique latine et d’Asie comme le Brésil, le Mexique, la Colombie, le Pérou, l’Uruguay ou Taïwan, généralement moins demandés mais accessibles sous conditions.

👉 Voici les destinations PVT des belges :

Pays de destination PVT
Popularité auprès des Belges
Durée maximale du WHV
Âge requis (en règle générale)
Quotas / places limitées
Autres spécificités notables
🇦🇺 Australie
Très élevée
12 mois
18 à 30 ans
Oui (selon année)
Programme « Work and Holiday » (subclass 462) ; possibilité de prolongation sous conditions
🇨🇦 Canada
Élevée
Jusqu’à 12 mois
18 à 30 ans
Oui
Assurance exigée pour toute la durée du séjour ; sélection via le programme EIC
🇳🇿 Nouvelle-Zélande
Élevée
12 mois
18 à 30 ans
Oui
Assurance exigée à l’entrée ; conditions financières contrôlées
🇰🇷 Corée du Sud
Moyenne
12 mois
18 à 30 ans
Oui
Restrictions sur certains emplois ; casier judiciaire requis
🇹🇼 Taïwan
Plus faible
12 mois
18 à 30 ans
Oui
Assurance et ressources financières exigées
Pays accessibles en PVT pour les belges

La Belgique dispose d’un nombre plus restreint de pays partenaires que la France. Les quotas annuels sont fréquents et les conditions doivent être vérifiées chaque année auprès des autorités compétentes.

👉 Voici les destinations accessibles pour les suisses :

Pays de destination
Popularité auprès des Suisses
Durée maximale du visa
Âge requis (en règle générale)
Quotas / places limitées
Autres spécificités notables
🇦🇺 Australie
Très élevée
12 mois
18 à 30 ans
Oui
Programme « Work and Holiday » ; conditions proches du WHV mais quotas par nationalité
🇨🇦 Canada
Élevée
Variable selon programme
18 à 35 ans selon cas
Oui
Accès via programmes de mobilité jeunesse ; conditions spécifiques
🇳🇿 Nouvelle-Zélande
Moyenne
12 mois
18 à 30 ans
Oui
Conditions financières et assurance souvent exigées
🇯🇵 Japon
Moyenne
12 mois
18 à 30 ans
Oui
Programme de mobilité jeunesse distinct du PVT français
🇨🇱 Chili
Plus faible
12 mois
18 à 30 ans
Oui
Accord bilatéral spécifique ; conditions administratives encadrées
Pays accessibles en mobilité jeunesse pour les suisses

Pour les Suisses, les dispositifs peuvent porter des appellations différentes (mobilité jeunesse, échange de jeunes professionnels, Work and Holiday) et ne correspondent pas toujours à un WHV “classique”. Les conditions (âge, quotas, assurance, durée) doivent impérativement être confirmées auprès des autorités suisses et du pays d’accueil.

Les différences entre les pays sont significatives et concernent notamment la durée maximale du visa, l’âge limite pour déposer une demande, l’existence ou non de quotas et les conditions de renouvellement. Certains pays imposent un nombre limité de visas par an, c'est le cas du PVT Canada par exemple. Cela peut entraîner des périodes de forte concurrence. D’autres, comme le PVT Nouvelle-Zélande ne reposent pas sur des quotas stricts pour les français en revanche.
👉 Ces variations ont également un impact sur la préparation du départ, notamment en matière de budget, de démarches administratives et d’assurance voyage.

Choisir la bonne assurance PVT pour ma destination
Bon à savoir

La popularité des destinations varie fortement d’une année à l’autre, mais certaines se distinguent de manière constante. L’Australie, le Canada et la Nouvelle-Zélande représentent souvent plus de la moitié des visas délivrés aux ressortissants français dans le cadre du Programme Vacances-Travail.

Quelles sont les conditions pour obtenir un WHV ?

Les conditions d’obtention d’un Working Holiday Visa varient selon le pays de destination. Elles portent notamment sur l’âge, la nationalité, la capacité financière du candidat et, dans certains cas, sur l’obligation de disposer d’une assurance PVT ou assurance santé longue durée couvrant toute la durée du séjour.

Le tableau ci-dessous présente les principales conditions applicables aux destinations les plus demandées.
ℹ️ Les règles pouvant évoluer, les informations doivent être confirmées auprès des autorités compétentes avant toute demande.

Pays
Âge requis 
Preuve de ressources financières ?
Assurance santé exigée ?
Autres conditions fréquentes 
🇦🇺 Australie
• France : 18 à 35 ans
• Belgique : 18 à 30 ans
• Suisse : 18 à 30 ans
Oui. Fonds suffisants pouvant être demandés à l’entrée ; en règle générale env. 5 000 AUD (≈ 3 000 €), hors billet retour
Non exigée pour le visa, mais fortement recommandée pour toute la durée du séjour
• Passeport valide couvrant le séjour
• Ne pas être accompagné d’enfants à charge
• Respecter les exigences de santé et de moralité
• Billet retour ou fonds suffisants pour en acheter un
🇳🇿 Nouvelle-Zélande 
• France : 18 à 30 (ou 35) ans
• Belgique : 18 à 30 ans
• Suisse : 18 à 30 ans
Oui. Exigence officielle : 4 200 NZD (≈ 2 300 €), hors billet retour
Oui. Exigée à l’entrée sur le territoire et pouvant être contrôlée
• Passeport valide
• Billet retour ou fonds suffisants
• Respect des exigences sanitaires et de moralité
• Ne pas avoir déjà bénéficié d’un WHV néo-zélandais
🇨🇦 Canada 
• France : 18 à 35 ans
• Belgique : 18 à 30 ans
• Suisse : 18 à 35 ans (selon programme)
Oui. Exigence officielle à l’arrivée : 2 500 CAD (≈ 1 700 €)
Oui. Exigée pour toute la durée du séjour (soins, hospitalisation, rapatriement)
• Participation au programme Expérience Internationale Canada
• Sélection lors des rondes d’invitations
• Nombre de participations limité
• Passeport couvrant toute la durée du séjour
🇯🇵 Japon 
France : 18 à 30 ans
Oui. Exigence officielle : env. 2 000 000 JPY (≈ 12 000 €)
Non exigée formellement, mais fortement recommandée
• Ne pas avoir déjà obtenu un PVT japonais
• Présenter un projet de séjour cohérent
• Billet retour ou fonds suffisants
🇰🇷 Corée du Sud 
France / Belgique / Suisse : 18 à 30 ans
Oui. Exigence officielle : env. 3 000 000 KRW (≈ 2 000 €)
Non exigée pour le visa, mais recommandée
• Ne pas avoir déjà bénéficié d’un PVT coréen
• Casier judiciaire vierge
• Certificat médical parfois demandé
🇭🇰 Hong Kong 
France : 18 à 30 ans
Oui. Exigence officielle : env. 20 000 HKD (≈ 2 300 €)
Non exigée formellement, mais recommandée
• Nombre de places limité par an
• Billet retour ou fonds suffisants
• Ne pas avoir déjà participé au programme
🇦🇷 Argentine 
France : 18 à 35 ans
Fonds suffisants pouvant être demandés (montant variable selon les périodes)
Variable selon les modalités en vigueur, souvent demandée
• Ne pas avoir déjà obtenu un PVT argentin
• Casier judiciaire vierge
• Passeport valide
🇨🇱 Chili
France : 18 à 30 ans
Fonds suffisants pouvant être demandés (montant variable selon les périodes)
Variable selon les modalités en vigueur, souvent demandée
• Ne pas avoir déjà obtenu un PVT chilien
• Billet retour ou fonds suffisants
• Casier judiciaire vierge
Conditions d'accès au PVT par pays

💡 Les montants de ressources financières et les exigences d’assurance sont fixés par les autorités locales et peuvent être contrôlés au moment de l’entrée sur le territoire.

Au-delà des exigences administratives, l’assurance voyage constitue un élément clé du dossier et de la sécurité du séjour, en particulier dans les pays où les frais de santé sont élevés.

Comment se déroule un PVT concrètement ?

Avant le départ : démarches et préparation

Avant de partir en PVT, il faut doit d’abord obtenir son Working Holiday Visa selon les modalités propres au pays choisi. Cela implique généralement une demande en ligne, parfois soumise à des quotas ou à des phases de sélection (comme au Canada).
La préparation inclut également la production des documents exigés (souvent un passeport valide, un justificatif de ressources financières, une assurance lorsque requise), ainsi que l’organisation pratique du départ (budget de départ, billet d’avion, hébergement temporaire à l’arrivée etc.).

Exemples :

  • Pour un WHV Canada, il faut créer un profil dans le programme Expérience Internationale Canada et attendre une invitation à présenter une demande.
  • Pour un WHV Australie, la demande se fait en ligne sur en créant un Immi Account. Il n'y a pas de quota annuel, mais des critères précis à respecter avant le départ.
  • Pour un WHV Japon, un dossier complet est généralement déposé auprès des autorités compétentes, avec un projet de séjour détaillé.

À l’arrivée : contrôles possibles

À l’arrivée dans le pays de destination, les autorités peuvent procéder à plusieurs contrôles. Ceux-ci peuvent porter sur la validité du visa, la durée de validité du passeport, la preuve de ressources financières, le billet retour ou les fonds permettant d’en acheter un, ainsi que sur l’assurance santé lorsque celle-ci est exigée. Ces contrôles ne sont pas systématiques, mais ils restent possibles.

Exemples :

  • Au Canada, l’assurance couvrant toute la durée du séjour est fréquemment vérifiée à l’entrée.
  • En Australie, les autorités peuvent demander une preuve de fonds suffisants pour le début du séjour.
  • En Nouvelle-Zélande, l’assurance santé est exigée et peut être demandée lors du contrôle à l’arrivée.
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Pendant le séjour : travail, logement, mobilité

Une fois installé, le titulaire d’un WHV peut travailler légalement dans le respect des règles locales. Les emplois sont en général temporaires ou saisonniers, et certains pays limitent la durée de travail chez un même employeur. Le WHV permet également de se loger librement (colocation, auberge, logement temporaire) et de circuler sur l’ensemble du territoire du pays d’accueil.

Exemples :

  • En Australie, les pvtistes enchaînent souvent des emplois saisonniers dans l’agriculture, la restauration ou l’hôtellerie, avec des périodes de voyage entre deux contrats, notamment en raison de la limite de 6 mois maximum de travail chez un même employeur.
  • Au Canada, les titulaires d’un PVT peuvent travailler dans des secteurs variés selon leur profil et la région, et rester chez un même employeur sur une période plus longue.
  • Au Japon et en Corée du Sud, les emplois accessibles sont principalement concentrés dans la restauration, l’hôtellerie, l’enseignement de langues ou des postes à temps partiel, avec des restrictions sur certains secteurs.

Voyager hors du pays WHV (side-trips)

Le PVT n’empêche pas de voyager en dehors du pays principal pendant le séjour. Ces déplacements temporaires, appelés side-trips, sont généralement autorisés, mais ils doivent être anticipés. Le droit de ré-entrée dépend du type de visa délivré, et la couverture d’assurance doit être adaptée aux zones visitées.

Budget et coût de la vie en WHV

Avant de partir en Working Holiday Visa, il est important d’anticiper l’ensemble des dépenses liées au projet. Le budget d’un PVT ne se limite pas au billet d’avion ou aux premières semaines sur place : il comprend aussi les dépenses courantes et les coûts liés aux imprévus, qui peuvent avoir un impact significatif sur le séjour.

Type de dépense
Coût
Exemples
Quand
Infos utiles
🛂 Visa WHV / PVT
0 € à 350 €
Australie : ~330 € ; Nouvelle-Zélande : ~250 € ; Canada : ~170 € ; Japon : ~20–30 €
Avant de partir
Les frais de visa sont fixés par les autorités locales, peuvent évoluer et sont généralement non remboursables en cas de refus ou d’annulation
🩺 Assurance santé / voyage WHV
~300 € à 900 € pour 12 mois
Canada : ~350–900 € / an ; NZ : ~400–800 € / an ; Australie : ~350–700 € / an
Avant de partir
Le coût dépend de la durée, de la destination et des garanties choisies ; certaines autorités exigent une couverture pour toute la durée du séjour
✈️ Transport international
~700 € à 1 500 €
Europe–Canada : ~600–1 000 € ; Europe–Australie : ~900–1 500 € ; Europe–Japon : ~700–1 100 €
Avant de partir
Les prix varient fortement selon la saison, la flexibilité des dates et l’anticipation de l’achat
💼 Preuve de ressources / fonds de départ
~1 700 € à 3 000 €
Canada : ~1 700 € ; NZ : ~2 300 € ; Australie : ~3 000 €
Avant de partir / à l’arrivée
Ces fonds servent à couvrir les premières dépenses sur place ; ils peuvent être contrôlés à l’arrivée, même si non demandés au dépôt
🏠 Logement (installation)
~400 € à 1 000 €
Canada : ~600–900 € ; Australie : ~500–800 € ; Japon : ~700–1 000 €
Sur place
Le coût dépend fortement de la ville ; les premières semaines sont souvent plus chères en logement temporaire
🛒 Dépenses courantes
~800 € à 1 500 € / mois
Australie : ~1 200–1 500 € ; Canada : ~1 000–1 400 € ; Japon : ~900–1 300 €
Sur place
Inclut alimentation, télécommunications, loisirs et dépenses du quotidien ; dépend largement du mode de vie
🚍 Transports locaux
~50 € à 200 € / mois
Canada : ~80–120 € ; Australie : ~100–150 € ; Japon : ~70–150 €
Sur place
Les coûts peuvent augmenter hors grandes villes, notamment si un véhicule est nécessaire
📱 Frais d’installation
~50 € à 200 €
SIM locale : ~20–40 € ; démarches locales : ~30–100 €
Sur place
Dépenses ponctuelles liées à l’arrivée : téléphone, formalités administratives, services essentiels
🧳 Équipement / préparation
~100 € à 500 €
Canada (hiver) : ~200–500 € ; Australie/NZ : ~150–400 €
Avant de partir
Dépend de la saison, du climat et du type d’activités prévues (travail physique, road trip, outdoor)
🩺 Soins médicaux et hospitalisation (imprévu)
De quelques centaines à >20 000 €
Consultation : ~80–150 € ; Hospitalisation : plusieurs milliers d’euros
Imprévu
Dans les pays où le système de santé est surtout privé (Canada, Australie, Nouvelle-Zélande), une hospitalisation peut représenter plusieurs milliers d’euros en quelques jours (non pris en charge par la sécu)
Budget TOTAL estimatif
Environ 3 000 € à 6 500 € pour démarrer un PVT
Australie / NZ : plutôt 4 000 € à 6 500 € ; Canada / Japon : plutôt 3 000 € à 5 500 €
Avant le départ + premiers mois
Ce total inclut visa, assurance, transport, fonds de départ et installation ; il peut varier fortement selon la destination, la période et le mode de vie
Budget à prévoir pour un PVT

Assurance voyage et WHV : ce qu’il faut savoir

Assurance obligatoire ou non selon les pays

Pays
Assurance PVT exigée ?
Précisions importantes
🇦🇺 Australie
Non obligatoire formellement
Fortement recommandée ; les frais médicaux peuvent être très élevés, notamment dans les grandes villes
🇳🇿 Nouvelle-Zélande
Oui, exigée à l’entrée
L’assurance doit couvrir toute la durée du séjour et peut être contrôlée à l’arrivée
🇨🇦 Canada
Oui, exigée à l’entrée
La couverture doit porter sur toute la durée du séjour ; une assurance plus courte peut réduire la durée du permis
🇯🇵 Japon
Non obligatoire formellement
Fortement recommandée ; les soins pour les non-résidents sont payants
🇰🇷 Corée du Sud
Non obligatoire formellement
Recommandée ; généralement non pris en charge par votre régime de santé national
🇭🇰 Hong Kong
Non obligatoire formellement
Recommandée ; système de santé coûteux pour les étrangers
🇦🇷 Argentine
Variable selon les règles en vigueur
L’assurance peut être demandée lors des démarches ou à l’entrée
🇨🇱 Chili
Variable selon les règles en vigueur
L’assurance est souvent attendue pour couvrir soins et hospitalisation
Assurance obligatoire selon les pays WHV

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Pourquoi une assurance reste fortement recommandée

Même lorsqu’elle n’est pas systématiquement exigée pour l’obtention du visa, l’assurance voyage WHV joue un rôle central dans la protection du pvtiste face aux risques financiers, médicaux et administratifs à l’étranger.

Risques principaux
Exemple
Ce que l’assurance permet
🩺 Frais médicaux courants
Consultation à Sydney : ~120 € ; à Toronto : ~100 €
Remboursement des consultations et soins
🏥 Hospitalisation
Hospitalisation de 2 jours à Vancouver : ~6 000 € ; à Auckland : ~5 000 €
Prise en charge des frais hospitaliers
🚑 Accident grave
Accident avec chirurgie à Melbourne : >25 000 €
Limiter l’impact financier d’un accident sérieux
✈️ Rapatriement sanitaire
Rapatriement médicalisé depuis Tokyo : ~30 000 €
Organisation et prise en charge du retour vers l'Europe
👤 Responsabilité civile
Dommages corporels causés à un tiers à Séoul : plusieurs milliers d’euros
Couverture des indemnisations dues
🌏 Side-trips
Accident lors d’un voyage en Asie du Sud-Est depuis l’Australie
Couverture hors pays WHV, selon les zones prévues au contrat
Risques couverts par l'assurance PVT

Les risques varient selon les zones géographiques : l’Amérique du Nord et l’Océanie exposent à des coûts médicaux élevés, tandis que les side-trips augmentent les risques si la couverture n’est pas adaptée.

Garanties généralement attendues pour un WHV

Garanties
Exemple
Ce que l’assurance permet
🩺 Soins médicaux et hospitalisation
Hospitalisation à Toronto : ~15 000 €
Prise en charge des frais médicaux
✈️ Rapatriement
Rapatriement depuis Sydney : ~35 000 €
Prise en charge et organisation du retour en Europe en cas de nécessité médicale
👤 Responsabilité civile
Dommages matériels à Vancouver : ~5 000 €
Indemnisation des tiers
📞 Assistance 24/7
Urgence médicale à Auckland
Accès à une assistance permanente dans de nombreux contrats
🌍 Couverture hors pays principal (side-trips)
Accident lors d’un séjour au Japon pendant un PVT Australie
Protection lors des déplacements régionaux (si prévu au contrat)
⚖️ Assistance juridique à l’étranger
Litige après un accident à Melbourne
Accès à une aide juridique et avance de frais selon les conditions du contrat
🏄 Sports à risques
En cas d'accident de ski par exemple
A souscrire en option si vous prévoyez de pratiquer un sport à risque
Garanties principales des assurances PVT

Les plafonds, franchises et exclusions dépendent des conditions du contrat et de la formule choisie.

Ordres de prix d’une assurance WHV (en euros)

Le prix d’une assurance WHV dépend principalement de la destination, de la durée du séjour, de l’âge du voyageur et du niveau de garanties choisi. Les options supplémentaires, telles que la couverture des side-trips ou de certaines activités, peuvent également influencer le tarif final, selon les conditions du contrat.
À titre indicatif, pour un français en PVT, le coût d’une assurance WHV se situe généralement entre 300 € et 900 € pour 12 mois.
Les destinations où les frais de santé sont élevés, comme le Canada, l’Australie ou la Nouvelle-Zélande, se situent le plus souvent dans la fourchette haute.

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Erreurs fréquentes et points de vigilance en WHV

Voici les erreurs et points de vigilance les plus fréquents rencontrés par les francophones en Programme Vacances-Travail. Les anticiper permet d’éviter des difficultés administratives, financières ou pratiques une fois sur place.

  • Candidater sans bien comprendre les conditions exactes du WHV du pays choisi (âge, durée, quotas, règles de travail), alors que celles-ci varient fortement d’une destination à l’autre.
  • Sous-estimer le budget nécessaire pour les premières semaines, notamment le coût du logement, des transports et des dépenses courantes avant de trouver un emploi.
  • Partir sans les bons documents à l’arrivée (passeport valide sur toute la période, copies du visa, attestation d’assurance, preuves de ressources), alors que les contrôles peuvent avoir lieu dès l’entrée sur le territoire.
  • Penser que le régime de santé national ou la carte européenne d’assurance maladie suffira à couvrir les frais médicaux à l’étranger.
  • Arriver avec une assurance voyage absente ou inadaptée, en pensant qu’elle n’est pas indispensable lorsque le pays ne l’exige pas formellement.
  • Souscrire une assurance d’une durée inférieure à celle du WHV, avec l’idée de la prolonger plus tard, sans vérifier si cela est possible depuis l’étranger.
  • Ne pas anticiper les démarches locales à l’arrivée (logement, compte bancaire, formalités administratives), ce qui peut retarder l’accès à l’emploi.
  • Sous-estimer le temps nécessaire pour trouver un premier emploi, en pensant pouvoir travailler immédiatement, alors que les délais varient selon la saison, la région et le secteur.
  • Ne pas vérifier les exclusions du contrat d’assurance, notamment concernant les activités sportives, les emplois physiques ou les déplacements hors du pays principal.
  • Négliger les règles encadrant le travail, comme les limitations de durée chez un même employeur ou les secteurs d’activité interdits.
  • Négliger l’impact fiscal et administratif des revenus perçus en PVT, notamment l’obligation éventuelle de déclarer ses revenus dans le pays d’accueil et selon la situation.
  • Voyager dans des pays tiers pendant le WHV sans vérifier les conditions de ré-entrée et la couverture d’assurance lors des side-trips.

FAQ

Il n’y a pas de différence de fond. PVT (Programme Vacances-Travail) est l’appellation utilisée en France, tandis que WHV (Working Holiday Visa) est le terme employé par la plupart des pays partenaires. Il s’agit du même type de visa, reposant sur des accords bilatéraux.

La France a signé des accords de PVT avec une quinzaine de pays, notamment l’Australie, le Canada, la Nouvelle-Zélande, le Japon, la Corée du Sud, le Chili, l’Argentine ou encore Hong Kong. La Belgique a 5 partenaires WHV (Australie, Canada, N-Z, Corée du Sud et Taïwan) et la Suisse dispose d’accords spécifiques non appelés WHV. Les conditions varient selon la destination et peuvent évoluer ; il est donc important de vérifier les règles propres à chaque pays.

Oui. L’âge requis se situe généralement entre 18 et 30 ans, ou 18 et 35 ans selon le pays. L’âge est apprécié au moment du dépôt de la demande, et non au départ.

Cela dépend du pays. Certains pays exigent une assurance à l’entrée, d’autres non. Toutefois, même lorsqu’elle n’est pas formellement obligatoire, l’assurance voyage est fortement recommandée, car les frais médicaux et d’hospitalisation à l’étranger peuvent être très élevés et ne sont pas pris en charge par la Sécurité sociale française.

Non. La Sécurité sociale française ne couvre généralement pas, ou très partiellement, les soins à l’étranger hors Europe. Même dans les pays disposant d’un système de santé public, les non-résidents doivent souvent avancer la totalité des frais.

Le budget dépend du pays et du projet, mais il faut généralement prévoir :

  • des frais de visa,
  • un billet d’avion,
  • un budget de départ pour les premières semaines,
  • une assurance voyage couvrant toute la durée du séjour.
    Dans la pratique, le budget de départ se situe souvent entre 3 000 € et 6 500 €, hors revenus gagnés sur place.

Le PVT autorise le travail, mais dans un cadre précis. Certains pays limitent la durée de travail chez un même employeur ou interdisent certains secteurs. Le PVT n’est pas un visa de travail permanent, mais un visa de mobilité avec des emplois temporaires ou successifs.

Cela dépend du pays. Par exemple, en Australie, le travail est en règle générale limité à six mois chez un même employeur, sauf exceptions prévues par les autorités. D’autres pays n’imposent pas de limite stricte, mais encadrent les types d’emplois autorisés.

Oui, les side-trips sont généralement autorisés. En revanche, il faut vérifier :

  • les conditions de ré-entrée dans le pays du PVT,
  • la couverture de l’assurance lors des déplacements hors du pays principal.

Cela dépend des contrats. Certaines assurances ne peuvent pas être souscrites ou prolongées une fois à l’étranger. Partir avec une assurance couvrant toute la durée prévue du WHV est donc généralement la solution la plus sécurisante.

Sans assurance adaptée, les frais médicaux, l’hospitalisation ou un rapatriement peuvent représenter des montants très élevés. Avec une assurance WHV, ces frais peuvent être pris en charge selon les garanties prévues au contrat (plafonds, franchises, exclusions).

Cela dépend du pays. Certains autorisent plusieurs participations sous conditions (l’Australie par exemple), d’autres limitent le PVT à une seule fois par personne (la Nouvelle-Zélande par exemple). Il est important de vérifier les règles propres à chaque destination avant de déposer une nouvelle demande.

Oui, dans certains pays, l’assurance n’est pas exigée pour travailler. En revanche, elle reste indispensable pour couvrir les frais médicaux, les accidents et le rapatriement, qui peuvent être très élevés et ne sont pas pris en charge par le régime de santé national du pays d’origine généralement.





Antoine Fruchard — Founder & Travel Insurance Expert
A. FruchardCo-Fondateur & Expert en assurance voyage
Avec plus de 11 ans de courtage en assurance voyage, Antoine a collaboré avec tous les acteurs du secteur : assureurs, voyagistes, courtiers et distributeurs. Il a analysé des centaines de contrats, comparé garanties, exclusions, franchises et tarifs, et étudié en profondeur les retours clients sur sinistres et remboursements. Diplômé d’un MBA en économie et finances, il a également cofondé deux insurtech spécialisées en assurance voyage avant de lancer HelloSafe, avec une mission claire : apporter transparence et expertise à un marché souvent opaque. Aujourd’hui, il met son expérience unique au service des voyageurs, en proposant des comparatifs fiables, des conseils pratiques et des recommandations précises pour identifier les meilleures assurances voyage, adaptées aux besoins réels.

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