PVT Japon : démarches, conditions et conseils pour obtenir son visa facilement
Le Programme Vacances-Travail (PVT) Japon, aussi appelé Working Holiday Visa, permet aux Français de séjourner jusqu’à 12 mois au Japon tout en ayant le droit d’y travailler afin de financer leur voyage. Ce visa a pour objectif de favoriser la découverte culturelle du pays, le travail devant rester un moyen secondaire.
Si les démarches peuvent sembler complexes au premier abord, l’obtention du PVT Japon est en réalité accessible dès lors que les conditions sont respectées et que le dossier est correctement préparé. Il n’existe ni tirage au sort ni concurrence entre candidats, et les refus restent rares lorsque la demande est conforme.
Cet article détaille toutes les étapes essentielles, les documents à fournir, les coûts à prévoir et les points de vigilance, afin de constituer un dossier solide et d’aborder la demande de visa sereinement.
- Le PVT Japon permet de vivre et travailler jusqu’à 12 mois au Japon.
- La demande doit être déposée avant 31 ans, uniquement en France.
- Le visa est gratuit et sans tirage au sort.
- Environ 1 800 visas sont disponibles chaque année pour les français.
- Il faut justifier de 4 500 € minimum (ou 3 100 € + billet A/R).
- L’assurance PVT n’est pas exigée au dépôt, mais fortement recommandée.
- La sécurité sociale japonaise ne couvre ni le rapatriement ni tous les soins.
- Le PVT est idéal comme année test, mais ne permet pas de rester sans changer de visa.
Le PVT Japon, c’est quoi exactement ?
Un visa vacances-travail pensé avant tout pour le voyage
Le PVT Japon est un visa de long séjour destiné aux jeunes adultes souhaitant découvrir le Japon sur une période pouvant aller jusqu’à un an. Sa philosophie repose avant tout sur le voyage et l’échange culturel : le travail est autorisé, mais uniquement comme un moyen de financer le séjour.
Contrairement à un visa de travail classique, le PVT ne nécessite ni offre d’emploi préalable ni sponsor japonais. Le projet présenté doit donc mettre en avant la découverte du pays, et non une installation professionnelle durable.
Qui peut demander un PVT Japon ?
Le PVT Japon est réservé aux ressortissants français remplissant les conditions suivantes :
- être âgé de 18 à 30 ans inclus au moment du dépôt de la demande
- disposer d’un passeport français valide
- ne jamais avoir bénéficié auparavant d’un PVT Japon, le visa n’étant accordé qu’une seule fois (contrairement au WHV Australie)
- justifier de ressources financières suffisantes pour le début du séjour : 4 500 € d’économies personnelles ou bien 3 100€, accompagnés d’un billet d’avion aller-retour ou de la preuve de fonds suffisants pour en financer un.
- produire une lettre de motivation axée sur le voyage et la découverte culturelle, et pas essentiellement sur le travail.
⚠️ La demande doit impérativement être déposée avant le 31ᵉ anniversaire, même si le départ a lieu plus tard.
Le Japon a signé des accords vacances-travail avec plus de 30 pays, mais le PVT Japon reste l’un des plus accessibles pour les français en raison d’un nombre de demandes inférieur au quota annuel.
Durée du séjour et droits accordés
Le visa vacances-travail Japon est délivré pour une durée maximale de 12 mois, sans possibilité de renouvellement pour les français. Pendant cette période, le titulaire du visa peut :
- travailler légalement sans limitation du nombre d’heures
- changer d’employeur librement
- suivre des formations ou cours de courte durée, notamment des cours de japonais
- voyager librement à l’intérieur du Japon et entrer/sortir du territoire
Certains secteurs d’activité sont toutefois interdits, notamment ceux liés au divertissement pour adultes ou à la vie nocturne.
Est-ce difficile d’obtenir le PVT Japon ?
Un visa non compétitif et sans tirage au sort
Contrairement à d’autres destinations très demandées comme le PVT Canada, le Working Holiday Japon n’est pas un visa soumis à une sélection par tirage au sort. Chaque année, un quota est fixé pour les ressortissants français (environ 1 800 par an), mais le nombre de demandes reste généralement inférieur au nombre de places disponibles.
👉 Il n’y a donc pas de compétition entre candidats : chaque dossier est étudié individuellement, sur la base du respect des critères et de la cohérence du projet.
Taux d’acceptation et risques de refus
Le taux d’acceptation du PVT Japon est élevé lorsque le dossier est complet et conforme. Les refus sont rares et concernent presque exclusivement des situations bien identifiées, comme :
- un dossier incomplet ou mal préparé
- une preuve de fonds insuffisante ou non conforme
- un projet présentant le travail comme objectif principal
- une incohérence entre les documents fournis
Deux éléments sont particulièrement déterminants :
- la lettre de motivation, qui doit montrer une réelle volonté de découverte culturelle
- l’itinéraire prévisionnel, qui doit rester crédible, structuré et orienté voyage
👉 Un projet simple, réaliste et bien expliqué est toujours préférable à un dossier trop ambitieux ou excessivement axé sur l’emploi.
Les documents obligatoires pour le dossier PVT Japon
Liste complète des documents à fournir
Document | Ce qui est attendu | Points de vigilance |
|---|---|---|
📝 Formulaire officiel | Formulaire de demande de visa PVT dûment complété | Aucune rature, informations cohérentes avec le reste du dossier |
🛂 Passeport | Passeport français valide + photocopie | Validité couvrant toute la durée du séjour |
📸 Photo d’identité | Photo récente au format officiel | Respect strict des normes demandées |
📄 Curriculum vitae | CV clair et synthétique | Parcours cohérent, sans survalorisation |
✍️ Lettre de motivation | Présentation du projet PVT et des motivations | Le voyage doit rester l’objectif principal |
🗺️ Itinéraire / plan de séjour | Projet de séjour prévisionnel au Japon | Réaliste, structuré, orienté découverte |
💰 Preuve de fonds | Justificatif de ressources financières suffisantes = 4 500 € | Compte personnel uniquement |
📎 Lettre explicative (si nécessaire) | Explication d’une situation particulière | À joindre uniquement en cas de doute ou d’atypie |
La preuve de fonds : montant minimum et erreurs fréquentes
Le candidat doit justifier d’un montant de 4 500 € minimum disponibles sur un compte bancaire personnel, comportant le nom du demandeur et une date d'émission n'excédant pas un mois au jour du dépôt de la demande.
👉 Cette somme doit permettre de couvrir les premières dépenses sur place (logement, transport, alimentation) avant de trouver un emploi.
Les erreurs les plus courantes concernent :
- un argent placé sur le compte d’un parent ou d’un tiers
- l'absence du nom du demandeur
- une date d'émission supérieure à 1 mois
💡 A défaut d'avoir cette somme, il est possible d'apporter un justificatif bancaire avec un solde de 3 100€ minimum + un billet d’avion aller et retour pour le Japon couvrant la durée de votre séjour + une copie du relevé de compte sur lequel figure le débit du montant du billet d'avion.
Lettre de motivation et itinéraire : deux pièces déterminantes
- La lettre de motivation doit expliquer le projet de séjour au Japon, en mettant en avant l’intérêt culturel, personnel ou linguistique. Elle ne doit pas être centrée sur l'argent et doit rester simple, sincère et cohérente avec le reste du dossier.
- L’itinéraire prévisionnel présente les grandes étapes du séjour : régions envisagées (Tokyo, Kansai, Hokkaido…), types d’activités, rythme de déplacement. Il ne s’agit pas d’un planning figé, mais d’un projet crédible et orienté découverte, dans lequel le travail apparaît comme un moyen secondaire.
Ces deux documents sont essentiels pour démontrer que le PVT est utilisé conformément à son objectif initial.
💡 Les dossiers refusés sont souvent ceux où le Japon est présenté comme un simple “marché du travail”
Assurance PVT Japon : obligatoire ou non ?
L’assurance PVT Japon n’est pas exigée officiellement au moment du dépôt du dossier PVT Japon. Il est donc possible d’obtenir le visa sans présenter de contrat d’assurance lors de la demande. En revanche, les autorités japonaises recommandent fortement aux titulaires d’un PVT de disposer d’une assurance adaptée à toute la durée du séjour. Ils indiquent que les titulaires d’un PVT doivent être en mesure de faire face à leurs frais médicaux et à un éventuel rapatriement, ce que la seule assurance publique japonaise ne permet pas.
En effet, bien que l’inscription à la sécurité sociale japonaise National Health Insurance (NHI) soit obligatoire, celle-ci ne couvre qu’une partie des frais médicaux et n’inclut ni le rapatriement ni certains soins coûteux. Une assurance PVT permet donc de compléter cette protection et d’éviter des dépenses importantes en cas de problème de santé ou d’accident.
Pour être réellement adaptée à un PVT Japon, l’assurance doit idéalement :
- couvrir l’intégralité des 12 mois de séjour
- inclure le rapatriement vers le pays d’origine
- prendre en charge l’hospitalisation et les soins d’urgence
- offrir une possibilité de remboursement en cas de retour anticipé
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⚠️ En cas d’hospitalisation ou de rapatriement, les frais peuvent atteindre plusieurs milliers d’euros, non couverts par la sécurité sociale japonaise. Une assurance type "court-séjour" ou une assurance de carte bancaire n’est jamais adaptée à un séjour aussi long.
Comment et où déposer sa demande de PVT Japon ?
La demande de PVT Japon doit être déposée obligatoirement en France, auprès des autorités japonaises compétentes. Il n’est pas possible de faire la démarche depuis l’étranger.
Le dépôt s’effectue :
- soit à l’ambassade du Japon à Paris
- soit dans l’un des consulats japonais régionaux, selon le lieu de résidence du candidat
💡 La procédure se fait sur rendez-vous, avec un dossier papier complet. Les modalités de prise de rendez-vous (en ligne ou par contact direct) peuvent varier selon le consulat et la période de l’année.
Une fois le dossier déposé, le délai de traitement est généralement court, souvent de l’ordre de quelques jours à quelques semaines. Les délais peuvent toutefois varier en fonction :
- de la période (pics de demandes au printemps et en été)
- de la charge du consulat concerné
Combien coûte un PVT Japon ?
Poste de dépense | Coût estimatif | Précisions |
|---|---|---|
🛂 Visa PVT Japon | 0 € | Obligatoire mais gratuit. Aucun frais de dossier ni de délivrance. |
💰 Fonds de départ | ~4 500 € minimum | Obligatoire. Doit être disponible sur un compte personnel pour couvrir les premières dépenses sur place. |
✈️ Billet d’avion A/R | 700 à 1 500 € | Coût dépendant de la période et de la ville de départ. Non obligatoire au dépôt du dossier, mais souvent prévu avant le départ. |
🩺 Assurance PVT Japon | 300 à 600 € pour 12 mois | Non exigée officiellement au dépôt, mais fortement recommandée pour toute la durée du séjour. Doit idéalement couvrir 12 mois, rapatriement et hospitalisation. |
🏠 Premier logement | 500 à 1 000 € | Indispensable à l’arrivée (auberge, sharehouse ou logement temporaire) |
🚇 Dépenses de démarrage | 300 à 600 € | Incontournables : transports, alimentation, inscription en mairie et premières démarches |
👉 Budget total de départ réaliste : environ 6 200 € à 7 900 €, selon le billet d’avion et le type de logement choisi. A cela peuvent s'ajouter les imprévus de santé coûteux et non couverts par la NHI, sauf si vous avez souscrit une assurance voyage longue durée pour vous protéger.
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Inscription en mairie et carte de résident
À l’arrivée au Japon, le titulaire d’un PVT reçoit une carte de résident (Residence Card). Cette carte est indispensable pour toutes les démarches administratives.
L’inscription auprès de la mairie du lieu de résidence est obligatoire dans les 14 jours suivant l’installation. À cette occasion, l’adresse de résidence doit être déclarée, même s’il s’agit d’un logement temporaire. Tout changement d’adresse ultérieur devra également être signalé.
⚠️ Cette démarche conditionne l’accès à plusieurs services essentiels, notamment l’assurance santé japonaise et certaines formalités bancaires.
Assurance santé japonaise et démarches sociales
Les titulaires d’un PVT doivent s’inscrire à la National Health Insurance japonaise (NHI). Cette assurance publique permet une prise en charge d’environ 70 % des frais médicaux seulement, le reste étant à la charge du patient.
C’est pour cette raison qu’une assurance PVT internationale reste indispensable, même après l’inscription à la National Health Insurance.
En parallèle, une cotisation au système de retraite japonais (Nenkin) est en principe appliquée. Pour un séjour temporaire, il est possible de demander le remboursement d’une partie des cotisations après avoir quitté le Japon, sous certaines conditions.
Travailler au Japon en PVT : ce qui est réaliste
Il est possible de travailler au Japon sans maîtriser la langue, mais les opportunités restent concentrées sur certains secteurs. Les emplois les plus accessibles concernent principalement la restauration, les guesthouses et hostels, les stations de ski, ainsi que les usines et entrepôts. L’enseignement de langues, notamment l’anglais, peut également offrir des débouchés selon le profil.
Ces postes sont généralement des emplois temporaires ou alimentaires, avec des conditions variables selon la région et la période. Une connaissance, même basique, du japonais facilite néanmoins l’intégration et élargit les possibilités.
Le PVT Japon n’est généralement pas conçu pour épargner de l’argent. Les revenus servent avant tout à couvrir les dépenses courantes liées au logement, à l’alimentation et aux transports.
👉 L’objectif le plus réaliste consiste à atteindre un équilibre financier, permettant de prolonger le séjour et de voyager dans le pays, plutôt qu’un enrichissement. Les capacités d’épargne dépendent fortement du lieu de vie, du type d’emploi et du rythme de voyage.
Les revenus perçus au Japon sont soumis à l’impôt japonais. Les démarches fiscales sont généralement automatisées par l’employeur, mais il est important d’anticiper une retenue sur salaire.
Peut-on rester au Japon après un PVT ?
Le PVT Japon est un visa temporaire et ne permet pas de s’installer durablement sans effectuer de nouvelles démarches. Il n’existe pas de conversion directe vers un visa de travail à l’issue du PVT.
Certaines options restent toutefois envisageables selon le projet. Il est possible de demander un visa étudiant depuis le Japon, notamment pour suivre des cours de langue ou une formation. En revanche, l’obtention d’un visa de travail nécessite généralement un retour en France afin de déposer une nouvelle demande, avec un employeur japonais prêt à sponsoriser le visa.
Le PVT est souvent utilisé comme une année test, permettant de découvrir le pays, d’évaluer le coût de la vie, les opportunités professionnelles et l’adaptation au quotidien. Cette période aide à déterminer si un projet de séjour à long terme au Japon est réaliste et souhaitable.
Les erreurs à éviter absolument
Certaines erreurs reviennent fréquemment et peuvent compliquer inutilement le projet PVT Japon. Les plus courantes sont les suivantes :
- présenter un itinéraire bâclé ou trop vague, sans réelle logique de découverte
- fournir des fonds insuffisants ou mal justifiés, ce qui fragilise le dossier
- sous-estimer le coût de la vie, en particulier à Tokyo et dans les grandes villes
- se comparer excessivement à d’autres candidats, ce qui génère une anxiété inutile
- surestimer le risque de refus alors que le visa reste accessible lorsque les conditions sont respectées
- souscrire une assurance trop tard, sans marge de flexibilité
FAQ
Oui, il est possible de partir sans parler japonais, mais les possibilités d’emploi et d’intégration sont plus restreintes. Les postes accessibles sans japonais se concentrent souvent sur des emplois simples ou saisonniers. Même un niveau élémentaire permet de faciliter les démarches administratives, la vie quotidienne et les échanges avec les employeurs.
Le PVT autorise le travail, mais dans un cadre précis. Le travail en freelance ou à distance pour des clients étrangers n’est pas clairement encadré par ce visa et peut poser des questions fiscales et administratives. Il est généralement conseillé de privilégier des emplois salariés compatibles avec le statut vacances-travail.
Oui, le PVT Japon autorise les entrées et sorties multiples du territoire pendant toute la durée de validité du visa. Il est donc possible de voyager à l’étranger et de revenir au Japon, à condition de respecter les formalités de sortie et de conserver une carte de résident valide.
L’inscription à l’assurance santé japonaise permet une prise en charge partielle des frais médicaux. Toutefois, certains soins, l’hospitalisation prolongée ou le rapatriement ne sont pas couverts. Une assurance PVT complémentaire est essentielle pour éviter des frais élevés en cas de problème de santé.
Le PVT Japon permet de découvrir le pays sur une longue durée, d’améliorer son japonais et de vivre une immersion culturelle complète. Ce visa n’est pas destiné à faire carrière ou à générer des économies importantes, mais à acquérir une expérience personnelle et culturelle forte.
Il est possible de commencer des démarches à distance, mais la majorité des emplois se trouvent une fois sur place. Les employeurs privilégient souvent les candidats déjà présents et disponibles rapidement.
Non, le PVT Japon ne fixe pas de limite horaire. Le titulaire du visa peut travailler à temps partiel ou à temps plein, à condition de respecter les secteurs d’activité autorisés.
Oui, il est possible de suivre des formations ou des cours de courte durée, notamment des cours de langue. En revanche, le PVT ne permet pas de s’inscrire dans un cursus long à temps plein.
Oui, le PVT offre une grande flexibilité. Il est possible de changer d’employeur ou de cumuler plusieurs emplois sans formalité particulière, tant que les règles du visa sont respectées.
Non, le PVT Japon n’ouvre pas droit aux aides sociales. Le titulaire doit être financièrement autonome pendant toute la durée du séjour.
Il est possible de rester au Japon tant que les ressources financières permettent de subvenir aux besoins. Le PVT reste avant tout un visa de séjour, le travail n’étant pas une obligation.
Non, l’achat du billet d’avion n’est pas obligatoire au moment du dépôt de la demande. Il peut être acheté après l’obtention du visa, selon les préférences et le calendrier du candidat.
Non. La National Health Insurance est obligatoire, mais elle ne couvre qu’environ 70 % des frais médicaux. Les 30 % restants, ainsi que le rapatriement, les soins coûteux ou les incidents hors du Japon, restent à la charge du voyageur. Une assurance PVT complémentaire est donc fortement recommandée.

