Visa de transit aéroportuaire Schengen (Type A) : êtes-vous concerné ?

Transiter par un aéroport Schengen est souvent perçu comme une simple escale, mais il s’agit en réalité de l’une des situations de voyage les plus mal comprises en Europe. Chaque année, des milliers de voyageurs se voient refuser l’embarquement, sont soumis à des contrôles de documents inattendus ou doivent modifier leur itinéraire à la dernière minute parce qu’ils ont supposé que le « transit » ne nécessitait jamais de visa. En réalité, les règles de transit Schengen reposent sur des critères administratifs précis qui varient selon la nationalité, la configuration de l’aéroport et l’itinéraire suivi.

Le fait de savoir si un visa de transit Schengen est requis ne dépend pas uniquement de la durée de l’escale. Rester en zone internationale ou en sortir, voyager avec un billet unique ou des billets séparés, enregistrer des bagages ou transiter de nuit peut totalement modifier vos obligations en matière de visa. Comprendre ces éléments en amont est essentiel pour éviter un refus à l’enregistrement, des pertes financières et des perturbations de voyage.

Points clés à retenir
  • ✈️ Le visa de transit aéroportuaire Schengen (Type A) permet uniquement de rester dans la zone de transit internationale de l’aéroport
  • 🛂 Sortir de la zone de transit — même brièvement — signifie entrer dans l’espace Schengen et nécessite généralement un visa de type C
  • 🎟️ Les auto-transferts, billets séparés, bagages enregistrés et escales de nuit sont les facteurs de risque les plus fréquents
  • 📊 En 2024, environ 20 % des demandes de visa de transit aéroportuaire Schengen ont été refusées, un taux plus élevé que pour les visas touristiques classiques
  • 🧾 Les compagnies aériennes appliquent strictement les règles de visa à l’enregistrement et peuvent refuser l’embarquement avant même le contrôle aux frontières
  • 🛡️ L’assurance voyage n’est pas toujours obligatoire pour un visa de transit (Type A), mais elle est fortement recommandée (et parfois demandée par les autorités) en cas d’urgence médicale, de correspondance manquée ou d’entrée imprévue dans l’espace Schengen
  • 💶 Coûts typiques à prévoir : les frais du visa de transit Schengen s’élèvent à 90 € pour les adultes, et l’assurance voyage varie selon les assureurs mais débute souvent à un tarif journalier modeste — il est utile de comparer via des plateformes comme HelloSafe pour trouver une couverture adaptée à votre itinéraire.

Faut-il un visa de transit Schengen ?

La nécessité d’un visa de transit Schengen dépend principalement de votre nationalité et de la structure de votre transit. L’espace Schengen applique un régime spécifique pour le transit aéroportuaire, appelé visa de transit aéroportuaire (ATV – Type A), qui concerne uniquement les voyageurs restant dans la zone de transit internationale d’un aéroport Schengen.

Au niveau de l’UE, il existe une liste commune de nationalités dont les ressortissants doivent obligatoirement détenir un visa de transit aéroportuaire lors d’un passage par un aéroport Schengen, même pour une escale courte et même sans quitter l’aéroport. Cette liste est définie par des règlements européens et s’applique à tous les États Schengen.

En plus de cette liste commune à l’UE, chaque pays Schengen peut imposer des exigences supplémentaires de visa de transit aéroportuaire pour certaines nationalités, selon l’aéroport de transit ou l’itinéraire. Cela signifie que deux voyageurs de même nationalité peuvent être soumis à des obligations différentes selon le pays de transit.

Pour clarifier les situations les plus courantes, le tableau ci-dessous résume les cas où un visa de transit Schengen est généralement requis :

Situation du voyageur
Visa de transit requis ?
🌍 Nationalité figurant sur la liste UE du visa de transit aéroportuaire
Oui
🛂 Nationalité exemptée de visa
Non
🚪 Transit impliquant une entrée dans l’espace Schengen
Visa Type C requis
Nationalités soumises au visa Schengen

Liste commune de l’UE des nationalités soumises au visa de transit aéroportuaire Schengen (Type A) :

Afghanistan, Bangladesh, République démocratique du Congo, Érythrée, Éthiopie, Ghana, Iran, Irak, Nigeria, Pakistan, Somalie et Sri Lanka.

En complément de cette liste commune à l’UE, certains pays Schengen appliquent des exigences supplémentaires de visa de transit pour des nationalités spécifiques selon l’aéroport ou l’itinéraire. C’est pourquoi il est essentiel de vérifier les règles du pays exact de transit.

En conséquence, vérifier uniquement la durée de votre escale ne suffit pas. Ce qui compte, c’est de savoir si vous êtes soumis au régime du visa de transit aéroportuaire et si votre itinéraire vous maintient strictement en zone internationale pendant toute la durée du transit.

Bon à savoir

Vérifier uniquement la durée de votre escale ne suffit pas. L’essentiel est de savoir si vous êtes soumis au régime du visa de transit aéroportuaire et si votre itinéraire vous permet de rester strictement en zone internationale pendant toute la correspondance.

Qu’est-ce qu’un visa de transit aéroportuaire Schengen (Type A) ?

Le visa de transit aéroportuaire Schengen, appelé Type A, est un visa spécialement conçu pour les voyageurs qui transitent par un aéroport Schengen sans entrer dans l’espace Schengen. Il s’applique uniquement aux transits entre deux destinations non-Schengen et limite strictement ce que le voyageur est autorisé à faire pendant l’escale.

Que permet un visa Type A ?

Un visa Type A vous autorise à :

  • Transiter exclusivement par la zone de transit internationale d’un aéroport Schengen
  • Attendre votre vol de correspondance sans passer le contrôle des passeports
  • Rester dans l’aéroport pendant toute la durée de la correspondance, tant que vous demeurez en zone internationale

Ce type de visa ne constitue pas une entrée dans l’espace Schengen et n’a aucun impact sur la règle des 90/180 jours, puisque vous ne franchissez jamais la frontière extérieure.

ℹ️ Qu’est-ce que la règle des 90/180 jours ?

La règle des 90/180 jours limite les séjours dans l’espace Schengen à un maximum de 90 jours sur toute période glissante de 180 jours pour les visas de court séjour (Type C) et les voyageurs exemptés de visa. Comme le transit en zone internationale n’implique pas d’entrée dans l’espace Schengen, le temps passé dans la zone de transit n’est pas comptabilisé dans ce calcul.

Que ne permet pas un visa Type A ?

Un visa de transit aéroportuaire Schengen ne permet pas de :

  • Quitter l’aéroport ou passer le contrôle aux frontières, même brièvement
  • Passer la nuit hors de la zone de transit internationale
  • Voyager à l’intérieur de l’espace Schengen, y compris prendre un vol vers un autre pays Schengen

En pratique, si votre itinéraire nécessite un quelconque franchissement de frontière — par exemple pour changer d’aéroport, récupérer des bagages ou passer la nuit à l’hôtel — le visa Type A n’est plus suffisant et un visa Schengen de court séjour (Type C) peut être requis.

Quelle est la différence entre un transit airside et landside ?

La distinction entre transit airside (zone internationale) et landside (zone publique) est l’un des éléments les plus importants pour déterminer si vous avez besoin d’un visa de transit Schengen ou d’un visa Schengen classique. En termes simples, le transit airside signifie que vous restez dans la zone de transit internationale de l’aéroport, tandis que le transit landside implique de passer le contrôle aux frontières et d’entrer officiellement dans l’espace Schengen.

Le transit devient une entrée dans l’espace Schengen dès lors que vous devez quitter la zone de transit internationale. Cela peut se produire même si votre escale est courte et même si vous n’avez aucune intention de visiter le pays. Des facteurs comme la structure des billets, la gestion des bagages ou les escales de nuit obligent souvent les voyageurs à franchir la frontière extérieure, déclenchant ainsi des obligations de visa différentes.

Le tableau ci-dessous résume les situations les plus courantes et leurs conséquences :

Situation
Transit airside
Entrée dans l’espace Schengen
Même réservation, pas de réenregistrement des bagages
Billets séparés (auto-transfert)
Bagages enregistrés à récupérer
Nuit passée hors de l’aéroport
Transit airside et règles de visa Schengen

En pratique, de nombreux voyageurs sont surpris d’apprendre que les auto-transferts et les bagages enregistrés impliquent presque toujours un passage au contrôle aux frontières, quelle que soit la durée de la correspondance. C’est pourquoi comprendre la différence entre airside et landside est essentiel avant de réserver un itinéraire transitant par un aéroport Schengen.

Quels scénarios de transit posent le plus souvent problème ?

Certaines situations de transit génèrent des difficultés récurrentes pour les voyageurs passant par des aéroports Schengen. Ces scénarios sont à l’origine de la majorité des refus d’embarquement, des exigences de visa inattendues et des perturbations de dernière minute, même lorsque l’escale est courte.

Voyager avec des billets séparés change-t-il les obligations de visa ?

Oui, voyager avec des billets séparés (également appelé auto-transfert) modifie souvent l’évaluation des exigences de visa. Lorsque les vols ne sont pas réservés sous une seule et même réservation, les compagnies aériennes peuvent ne pas délivrer la carte d’embarquement pour le vol suivant à l’aéroport de départ. Le voyageur peut alors être contraint de sortir de la zone de transit internationale pour s’enregistrer à nouveau, ce qui implique automatiquement une entrée dans l’espace Schengen.

C’est pourquoi les compagnies aériennes et les autorités frontalières traitent différemment les auto-transferts : sans carte d’embarquement confirmée pour le vol suivant, rien ne garantit que le voyageur puisse rester en zone internationale pendant toute la correspondance.

Les bagages enregistrés obligent-ils à entrer dans l’espace Schengen ?

Dans de nombreux cas, oui. Si vos bagages ne sont pas enregistrés jusqu’à la destination finale, vous devrez généralement les récupérer à l’aéroport de transit et les réenregistrer pour le vol suivant. Cette procédure se déroule en zone publique et nécessite de passer le contrôle aux frontières.

Les bagages enregistrés constituent ainsi l’un des déclencheurs les plus fréquents de refus d’embarquement lors d’un transit Schengen. De nombreux voyageurs ignorent cette règle lorsqu’ils réservent des vols sur des compagnies différentes ou avec des billets séparés, en supposant que la gestion des bagages restera en zone internationale.

Les escales de nuit sont-elles autorisées sans entrer dans l’espace Schengen ?

Pas toujours. Bien que certains grands aéroports internationaux permettent de rester en zone internationale pendant la nuit, de nombreux aéroports Schengen ferment leur zone de transit internationale la nuit ou imposent des restrictions opérationnelles.

Dans ces cas, les voyageurs peuvent être contraints de quitter l’aéroport, de passer la nuit à l’hôtel et de revenir le lendemain, ce qui constitue une entrée dans l’espace Schengen. Sans le visa approprié, cette situation peut entraîner un refus d’embarquement dès l’aéroport de départ ou un refus de la part du personnel de la compagnie aérienne avant le voyage.

Quelles sont les conditions pour obtenir un visa de transit Schengen (Type A) ?

La demande d’un visa de transit aéroportuaire Schengen (Type A) implique de satisfaire à un ensemble de conditions administratives clairement définies. Bien que ce visa ne permette pas d’entrer dans l’espace Schengen, les autorités évaluent néanmoins la capacité du voyageur à rester strictement en transit et à poursuivre son voyage comme prévu.

Quels documents sont généralement requis ?

La liste exacte peut varier légèrement selon le consulat et le pays de transit, mais les documents suivants sont généralement demandés :

  • Un passeport valide, délivré au cours des 10 dernières années et valable au-delà de la date de transit
  • Un billet confirmé pour le vol de continuation au départ de l’aéroport Schengen
  • Une preuve d’admission dans le pays de destination finale, telle qu’un visa ou un titre de séjour si nécessaire
  • Des documents complémentaires, le cas échéant, pouvant inclure une preuve de ressources ou des détails de voyage afin d’évaluer l’intention de transit

Fournir une documentation claire et cohérente est essentiel, car les doutes sur la capacité à poursuivre le voyage constituent une cause fréquente de refus.

Étapes pour obtenir un visa de transit Schengen

La procédure de demande d’un visa de transit aéroportuaire Schengen suit généralement les étapes suivantes :

  1. Identifier le consulat compétent en fonction de l’aéroport Schengen de transit
  2. Vérifier si un visa de transit est requis selon votre nationalité et votre itinéraire
  3. Préparer les documents requis en veillant à la cohérence entre les vols et la destination
  4. Prendre rendez-vous auprès du consulat ou du centre de visas agréé
  5. Fournir les données biométriques, si nécessaire
  6. Attendre la décision, qui prend généralement jusqu’à 15 jours calendaires mais peut être prolongée

Déposer la demande suffisamment tôt et présenter un itinéraire de transit cohérent réduit considérablement le risque de refus.

Pour en savoir plus, consultez notre guide sur comment obtenir un visa Schengen.

Combien coûte un visa de transit Schengen et quels sont les délais ?

Les principaux paramètres administratifs du visa de transit Schengen sont fixés au niveau de l’UE et sont identiques dans tous les États Schengen :

Élément
Donnée
Frais de visa (adulte)
90 €
Délai de traitement standard
15 jours calendaires
Délai de traitement maximal
Jusqu’à 45 jours
Validité
Limitée aux dates de transit
Frais du visa Schengen

Les délais de traitement peuvent augmenter pendant les périodes de forte affluence ou si des vérifications supplémentaires sont nécessaires, d’où l’importance de déposer la demande bien avant le départ.

L’assurance voyage est-elle utile pour un transit Schengen ?

L’assurance voyage n’est pas toujours une priorité pour les voyageurs lors d’une simple escale, mais elle peut jouer un rôle important dans les situations de transit Schengen. Son utilité dépend en grande partie de la structure du transit et du niveau de risque associé à l’itinéraire.

L’assurance est-elle obligatoire pour un visa de transit ?

Pour un visa de transit aéroportuaire Schengen (Type A), l’assurance voyage n’est pas systématiquement exigée par les règles de l’UE, puisque le voyageur n’entre pas officiellement dans l’espace Schengen. De nombreuses demandes sont donc examinées sans justificatif d’assurance médicale.

Cependant, une assurance est souvent attendue dans les cas plus complexes ou limites, notamment lorsque l’itinéraire comporte de longues escales, un risque accru de correspondance manquée ou lorsque les autorités souhaitent s’assurer que le voyageur pourrait faire face à une entrée imprévue dans l’espace Schengen.

Pourquoi l’assurance reste-t-elle recommandée ?

Même en transit, des imprévus peuvent survenir. Urgences médicales à l’aéroport, retards de vol, annulations ou correspondances manquées peuvent contraindre un voyageur à rester plus longtemps que prévu ou, dans certains cas, à entrer temporairement dans l’espace Schengen.

Pour cette raison, disposer d’une assurance voyage conforme aux exigences Schengen apporte une protection supplémentaire et renforce la crédibilité du dossier. Comparer les contrats via une plateforme neutre comme HelloSafe permet d’identifier une couverture adaptée aux situations de transit ou de court séjour, sans surassurance ni options inutiles.

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Pourquoi les compagnies aériennes refusent-elles l’embarquement lors d’un transit Schengen ?

Pour de nombreux voyageurs, les problèmes liés au transit Schengen surviennent avant même d’arriver en Europe, directement au comptoir d’enregistrement. Les compagnies aériennes jouent un rôle central dans l’application des règles de visa et se montrent souvent plus strictes que prévu.

Quelles sont les obligations des compagnies aériennes ?

Les compagnies aériennes sont financièrement responsables du transport de passagers qui ne remplissent pas les conditions d’entrée ou de transit. Si un voyageur se voit refuser l’entrée ou le transit à l’arrivée, la compagnie peut être tenue de prendre en charge les frais de retour, d’hébergement et d’éventuelles sanctions administratives.

En conséquence, les compagnies appliquent des contrôles documentaires prudents à l’enregistrement, en s’appuyant sur des bases de données internationales et des procédures internes de conformité. En cas de doute sur les exigences de visa — notamment pour les transits impliquant des auto-transferts, des bagages enregistrés ou des escales de nuit — elles peuvent préférer refuser l’embarquement plutôt que de prendre un risque.

Quels problèmes les voyageurs rencontrent-ils en pratique ?

En pratique, de nombreux voyageurs subissent des refus d’embarquement malgré des escales courtes ou apparemment simples. Beaucoup rapportent avoir été refusés même lorsque des sites gouvernementaux officiels indiquaient qu’un visa n’était pas requis dans leur cas précis.

Cette situation est aggravée par des informations contradictoires entre les compagnies aériennes et les sources officielles, laissant peu de marge de négociation à l’aéroport. Comprendre les pratiques d’application des compagnies aériennes est donc aussi important que de connaître les règles juridiques de visa lors d’un transit par l’espace Schengen.

Quels sont les taux de refus et statistiques des visas de transit Schengen ?

Comprendre la fréquence et les raisons des refus de visas de transit Schengen permet de mieux appréhender le risque administratif. Contrairement aux idées reçues, les visas de transit aéroportuaire ne sont pas accordés automatiquement et font l’objet d’une évaluation rigoureuse.

Que montrent les chiffres officiels Schengen ?

Selon les statistiques Schengen consolidées les plus récentes, plus de 8 600 demandes de visas de transit aéroportuaire (Type A) ont été déposées en 2024 auprès des consulats Schengen dans le monde. Parmi celles-ci, environ une demande sur cinq a été refusée, soit un taux de refus proche de 20 %.

Ce taux est nettement supérieur à celui des visas Schengen de court séjour (touristiques), ce qui souligne la sensibilité des dossiers de transit, malgré l’absence d’intention d’entrer dans l’espace Schengen.

Pour aller plus loin, consultez les statistiques sur les taux de refus des visas Schengen.

Quelles sont les causes de refus les plus fréquentes ?

Les refus sont rarement liés à un seul document manquant. Ils résultent le plus souvent de doutes sur la faisabilité ou la crédibilité du transit, notamment :

  • Un risque perçu de sortie de la zone de transit internationale, volontairement ou en raison des contraintes de l’itinéraire
  • Une preuve insuffisante de la poursuite du voyage, comme des correspondances peu claires ou des confirmations manquantes
  • Des doutes sur l’intention de transit exclusif, en particulier lorsque l’itinéraire apparaît complexe ou fragile

Dans la plupart des cas, les autorités évaluent si le voyageur peut raisonnablement rester en zone internationale pendant toute la correspondance. Toute incertitude à ce sujet augmente fortement le risque de refus.

Que vérifier avant de réserver un transit Schengen ?

Avant de réserver un itinéraire comportant une escale dans un aéroport Schengen, il est essentiel de vérifier quelques points clés. La majorité des problèmes liés au transit apparaissent dès la réservation, lorsque les voyageurs supposent que les exigences de visa seront identiques à celles d’une simple correspondance ailleurs.

Point de vérification
À contrôler
🌍 Nationalité
Vérifier si votre nationalité est soumise au régime du visa de transit aéroportuaire Schengen et si des règles nationales supplémentaires s’appliquent
🎟️ Type de billet
Contrôler si le voyage est réservé sur un billet unique ou s’il implique des billets séparés et des auto-transferts
🧳 Règles bagages
Vérifier si les bagages sont enregistrés jusqu’à la destination finale ou doivent être récupérés et réenregistrés
🛡️ Assurance voyage
Envisager une couverture adaptée en cas de retard, de correspondance manquée ou d’entrée imprévue dans l’espace Schengen
Checklist de préparation au transit

Cette checklist permet d’identifier en amont les points de risque potentiels et de réduire les probabilités de refus d’embarquement ou de problèmes liés au visa lors du transit.

FAQ

Un visa de transit Schengen n’est requis que dans certaines situations. Cela dépend principalement de votre nationalité et du fait que vous restiez ou non dans la zone de transit internationale pendant toute l’escale. Certaines nationalités sont soumises au visa de transit aéroportuaire (Type A) même pour des correspondances courtes, tandis que d’autres en sont exemptées. Si votre itinéraire vous oblige à quitter la zone de transit pour quelque raison que ce soit, un visa Schengen de court séjour (Type C) peut être nécessaire.

Non. Le visa de transit aéroportuaire Schengen (Type A) ne permet pas de passer le contrôle aux frontières ni de quitter l’aéroport. Il autorise uniquement à rester dans la zone de transit internationale en attendant le vol suivant. Sortir de l’aéroport, même brièvement, est considéré comme une entrée dans l’espace Schengen et nécessite un autre type de visa.

Non. Le temps passé en transit airside n’est pas comptabilisé dans la règle des 90/180 jours, car vous n’entrez pas officiellement dans l’espace Schengen. Cette règle s’applique uniquement aux séjours autorisés par un visa Schengen de court séjour (Type C) ou une entrée sans visa.

Si vos bagages ne sont pas enregistrés jusqu’à la destination finale, vous devrez généralement les récupérer puis les réenregistrer à l’aéroport de transit. Cette procédure se déroule hors de la zone de transit internationale et nécessite de passer le contrôle aux frontières. Dans ce cas, un visa de transit Schengen n’est plus suffisant et un visa Schengen de court séjour (Type C) peut être requis.

Oui. Un visa Schengen de court séjour (Type C) valide permet à la fois le transit et l’entrée dans l’espace Schengen, à condition qu’il soit valable à la date du voyage. Certains voyageurs utilisent un visa Type C pour le transit lorsque leur itinéraire implique un passage au contrôle aux frontières, une escale de nuit ou un auto-transfert impossible à effectuer en zone internationale.

Oui. Les compagnies aériennes sont responsables de la vérification du respect des conditions de transit et d’entrée avant le départ. En cas de doute sur votre capacité à transiter légalement par un aéroport Schengen, elles peuvent refuser l’embarquement à l’enregistrement, même pour une escale courte.

Un visa de transit Schengen n’est pas accordé automatiquement. En 2024, environ une demande sur cinq de visa de transit aéroportuaire a été refusée. Les autorités évaluent si le voyageur peut raisonnablement rester en transit et poursuivre son voyage sans entrer dans l’espace Schengen.

Oui. Bien qu’il existe un cadre commun au niveau de l’UE pour les visas de transit aéroportuaire, chaque pays Schengen peut appliquer des exigences supplémentaires pour certaines nationalités ou itinéraires. Il est donc essentiel de vérifier les règles spécifiques du pays par lequel vous transitez.

Antoine Fruchard — Founder & Travel Insurance Expert
A. FruchardCo-Fondateur & Expert en assurance voyage
Avec plus de 11 ans de courtage en assurance voyage, Antoine a collaboré avec tous les acteurs du secteur : assureurs, voyagistes, courtiers et distributeurs. Il a analysé des centaines de contrats, comparé garanties, exclusions, franchises et tarifs, et étudié en profondeur les retours clients sur sinistres et remboursements. Diplômé d’un MBA en économie et finances, il a également cofondé deux insurtech spécialisées en assurance voyage avant de lancer HelloSafe, avec une mission claire : apporter transparence et expertise à un marché souvent opaque. Aujourd’hui, il met son expérience unique au service des voyageurs, en proposant des comparatifs fiables, des conseils pratiques et des recommandations précises pour identifier les meilleures assurances voyage, adaptées aux besoins réels.

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