Réforme Schengen : EES, ETIAS, règle des 90/180 jours et impacts sur les visas
La réforme Schengen de l’UE transforme la manière dont les voyageurs non européens entrent et se déplacent en Europe. Avec le déploiement du système d’entrée/sortie (EES), l’arrivée prochaine de l’autorisation de voyage ETIAS et le renforcement des outils de partage de données, les frontières deviennent entièrement numériques. Pour beaucoup de voyageurs, cela soulève de nouvelles questions sur les dépassements de séjour, l’obtention des visas, les risques lors d’une future réentrée et les documents qui seront désormais contrôlés à la frontière.
Pour toute personne demandant un visa Schengen — ou prévoyant des voyages répétés — le respect des règles n’a jamais été aussi important. Bien compter ses jours selon la règle des 90/180 jours, conserver un historique de voyage irréprochable, fournir des preuves d’hébergement et de ressources financières, et disposer d’une assurance voyage valide jouent désormais un rôle essentiel pour renouveler ou obtenir de futurs visas Schengen.
- La règle des 90/180 jours reste inchangée : vous pouvez toujours séjourner jusqu’à 90 jours sur toute période glissante de 180 jours.
- Le système d’entrée/sortie (EES) est déployé depuis octobre 2025, enregistrant numériquement toutes les entrées et sorties des voyageurs non européens.
- Les dépassements de séjour sont désormais détectés automatiquement et peuvent rester visibles dans le système jusqu’à 5 ans.
- ETIAS, une autorisation préalable obligatoire pour les voyageurs dispensés de visa, devrait être lancée après l’EES, avec des frais d’environ 20 € et une validité de 3 ans.
- En 2024, on comptait plus de 11,7 millions de demandes de visa Schengen, avec des taux de refus d’environ 14–15 % au niveau mondial.
- Les frais de visa ont augmenté en juin 2024 à 90 € pour les adultes et 45 € pour les enfants de 6 à 11 ans.
- Plus de 50 % des visas délivrés dans le monde sont désormais des visas à entrées multiples (MULT), notamment pour les voyageurs réguliers ayant un historique conforme.
- L’assurance médicale de voyage reste essentielle — de nombreux voyageurs préfèrent souscrire en ligne avant de déposer leur demande afin d’éviter retards ou refus.
- Les contrôles aux frontières peuvent temporairement être plus longs pendant la phase de déploiement, en particulier dans les grands aéroports et aux passages terrestres/ferroviaires.
Qu’est-ce que la réforme Schengen de l’UE et qui est concerné ?
La réforme Schengen de l’UE apporte une transformation numérique majeure à la gestion des voyages de courte durée en Europe pour les ressortissants non européens. Les éléments clés sont le système d’entrée/sortie (EES) — qui remplace les tampons physiques du passeport par un enregistrement biométrique — et la future autorisation de voyage ETIAS pour les voyageurs dispensés de visa. Ensemble, ces réformes renforcent la sécurité aux frontières et rendent la détection des dépassements de séjour entièrement automatisée.
En pratique, chaque voyageur non européen visitant l’espace Schengen pour un maximum de 90 jours sur toute période de 180 jours est désormais enregistré électroniquement à l’entrée et à la sortie. L’EES a commencé à être déployé en octobre 2025, ETIAS suivra. Ces réformes ne remplacent pas les visas Schengen — elles changent la manière dont la conformité est contrôlée.
📊 Systèmes clés concernés : EES, ETIAS & Code frontières Schengen
Système d’entrée/sortie (EES)
- Déployé à partir d’octobre 2025
- Remplace le tampon manuel du passeport
- Collecte des données biométriques (photo + empreintes digitales)
- Conserve l’historique de voyage 3 ans (5 ans en cas de dépassement)
- S’applique aux voyageurs dispensés de visa et à ceux soumis à visa
ETIAS — Système européen d’information et d’autorisation concernant les voyages
- Lancement prévu après stabilisation de l’EES
- Obligatoire pour les ressortissants dispensés de visa
- Demande en ligne, souvent approuvée en quelques minutes
- Frais d’environ 20 €, validité 3 ans
Réforme du Code frontières Schengen (mise à jour 2024)
- Clarifie l’usage des contrôles temporaires aux frontières intérieures
- Soutient des réponses coordonnées en cas de crise
- Confirme que la règle des 90/180 jours reste inchangée
Au total, ces changements concernent environ 1,4 milliard de voyageurs dispensés de visa dans le monde, ainsi que les millions de personnes qui demandent un visa Schengen chaque année.
🌍 Voyageurs concernés par la réforme Schengen
Tous les ressortissants non européens entrant dans l’espace Schengen pour un court séjour sont concernés — même si les règles s’appliquent différemment selon leur statut.
- Voyageurs dispensés de visa (ex. États-Unis, Royaume-Uni, Canada, Australie) : devront demander ETIAS une fois lancé et sont toujours enregistrés dans l’EES.
- Voyageurs soumis à visa (ex. Inde, Chine, certaines régions d’Afrique et du Moyen-Orient) : continuent de demander un visa Schengen, tandis que tous les déplacements sont suivis via l’EES.
- Résidents non européens vivant dans un pays Schengen : généralement non soumis à ETIAS ou à l’EES lors du retour dans leur pays de résidence, mais peuvent être enregistrés lorsqu’ils voyagent ailleurs dans Schengen.
- Passagers en transit : l’impact dépend de la configuration de l’aéroport et du franchissement d’une frontière extérieure.
Cette réforme a une portée mondiale — elle s’applique quelle que soit la nationalité, la compagnie aérienne ou le motif du voyage.
🧭 Catégories de voyageurs
👤 Type de voyageur | 🎫 Visa requis ? | 🧾 ETIAS ? | 🖐 Enregistré dans l’EES ? |
|---|---|---|---|
🇺🇸 Touriste américain | ❌ | ✅ | ✅ |
🇮🇳 Visiteur indien | ✅ | ❌ | ✅ |
🇬🇧 Touriste britannique | ❌ | ✅ | ✅ |
🏡 Résident UE (ressortissant non UE) | ❌ | ❌ | 🔁 Selon les cas |
✈️ Transit uniquement | 🔁 Parfois | ❌ | 🔁 Parfois |
En bref : si vous n’êtes pas citoyen de l’UE/Schengen et que vous voyagez pour un court séjour, vos entrées et sorties seront presque toujours enregistrées numériquement via l’EES — et ETIAS s’ajoutera ensuite pour les voyageurs dispensés de visa.
Pour voyager légalement dans l’espace Schengen, vous pouvez avoir besoin d’un visa Schengen et d’une assurance médicale de voyage valide répondant aux exigences Schengen. De nombreux voyageurs internationaux choisissent de comparer et souscrire une assurance conforme en ligne avant de déposer leur demande, via des outils fiables comme HelloSafe, afin de simplifier la procédure et de disposer d’un dossier complet.
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Quand ETIAS et l’EES commencent-ils et comment fonctionnent-ils ?
La réforme Schengen de l’UE repose sur deux systèmes majeurs. D’abord le système d’entrée/sortie (EES) — déjà en cours de déploiement — qui remplace le tampon manuel du passeport par un enregistrement biométrique et un historique de voyage numérique. Ensuite, ETIAS, une autorisation préalable au voyage qui s’appliquera aux voyageurs dispensés de visa avant de prendre l’avion ou d’entrer dans l’espace Schengen.
Ensemble, ces outils harmonisent les contrôles dans toute l’Europe tout en maintenant la règle des 90/180 jours inchangée. L’objectif n’est pas de réduire les voyages, mais de les numériser, vérifier et suivre plus précisément.
🛂 Déploiement de l’EES et données enregistrées
Le système d’entrée/sortie (EES) a commencé un déploiement progressif en octobre 2025, avec une mise en œuvre complète attendue d’ici avril 2026. Dès votre première entrée, votre passeport est scanné et vos données biométriques (photo + empreintes digitales) sont enregistrées. Chaque entrée et sortie est ensuite consignée numériquement — en remplacement des anciens tampons.
Pour les voyageurs en règle, les données sont conservées pendant 3 ans. En cas de dépassement de séjour, elles peuvent rester visibles jusqu’à 5 ans. Cela s’applique aux voyageurs dispensés de visa comme à ceux soumis à visa pour les courts séjours.
- Période de déploiement : octobre 2025 → avril 2026
- Données : biométrie + historique complet des voyages
- Conservation : 3 à 5 ans selon la conformité
🌐 Lancement d’ETIAS, éligibilité et coût
ETIAS (European Travel Information and Authorisation System) viendra ensuite, une fois l’EES pleinement stabilisé. Il ne concernera que les voyageurs dispensés de visa — comme les citoyens des États-Unis, du Royaume-Uni, du Canada, de l’Australie et de plus de 50 autres pays.
Les voyageurs rempliront une courte demande en ligne, paieront des frais d’environ 20 € et recevront généralement une réponse en quelques minutes. Une fois approuvée, l’autorisation ETIAS restera valable 3 ans (ou jusqu’à l’expiration du passeport, selon la première échéance). ETIAS n’est pas un visa : c’est un contrôle préalable de sécurité et d’admissibilité.
- Concerne : voyageurs dispensés de visa
- Frais : ≈ 20 €
- Validité : 3 ans
🧾 Comparaison des systèmes
🔧 Système | 📝 Objectif | 💶 Frais | 📅 Statut |
|---|---|---|---|
🛂 EES | Suivre numériquement les entrées/sorties | ❌ Gratuit | ✔ Actif |
🌐 ETIAS | Autorisation préalable au voyage | 💶 ~20 € | 🔜 À venir |
🎟 Visa Schengen | Autoriser un court séjour | 💶 90 € | ✔ Actif |
En termes simples : l’EES enregistre automatiquement vos déplacements. ETIAS contrôle les voyageurs dispensés de visa avant le départ. Le visa Schengen reste inchangé pour ceux qui en ont déjà besoin.
La réforme Schengen modifie-t-elle la règle des 90/180 jours ou les dépassements de séjour ?
La réponse est simple : non — la règle des 90/180 jours reste exactement la même. Vous pouvez toujours séjourner dans l’espace Schengen jusqu’à 90 jours sur toute période glissante de 180 jours en tant que visiteur de court séjour. Ce qui a changé, c’est la manière dont ces jours sont contrôlés : avec l’EES, vos entrées et sorties sont désormais enregistrées numériquement, au lieu d’être tamponnées manuellement.
Cela implique deux choses. D’abord, les voyageurs en règle disposent d’un historique plus clair. Ensuite, les dépassements de séjour sont désormais détectés automatiquement, y compris lorsque des tampons manquants ou illisibles permettaient auparavant de les “masquer”.
✔️ Ce qui ne change pas
- 90 jours autorisés sur toute période glissante de 180 jours
- Règle applicable à TOUS les ressortissants non européens en court séjour
- S’applique que vous soyez dispensé de visa ou soumis à visa
La réforme n’allonge pas la durée de séjour autorisée, et ETIAS ne modifie pas vos droits. Elle améliore simplement la visibilité des contrôles aux frontières.
📡 Ce qui change avec le suivi EES
- Fin des “tampons perdus” ou des entrées illisibles
- Détection automatique des dépassements
- L’historique de dépassement peut rester visible jusqu’à 5 ans
Ainsi, même un léger dépassement — volontaire ou non — peut apparaître dans votre profil EES et influencer de futurs contrôles à la frontière ou des décisions de visa.
📊 Conséquences d’un dépassement de séjour
⚠️ Situation | 📊 Enregistrement EES | 🚫 Impact possible |
|---|---|---|
Dépassement de 1–2 jours | 🔴 Enregistré | ❌ Risque pour une future entrée |
Dépassements répétés | 🔴 Persistant | 🚫 Refus de visa probable |
Départ à temps (en règle) | 🟢 Enregistré | ✔ Historique positif |
La règle n’a pas changé — mais la technologie rend désormais la conformité (ou la non-conformité) totalement visible.
Quel impact la réforme Schengen a-t-elle sur les demandes de visa Schengen (Type C) ?
La réforme Schengen de l’UE ne modifie pas la base juridique du visa de court séjour Type C, mais elle renforce l’importance d’un profil propre et bien documenté. Avec l’EES qui enregistre numériquement chaque entrée et sortie — et ETIAS qui filtrera bientôt les voyageurs dispensés de visa — les consulats s’appuient encore davantage sur un historique de voyage vérifiable, la cohérence des documents et la preuve que le demandeur respectera la règle des 90/180 jours.
Autrement dit, c’est l’exigence de crédibilité qui augmente — pas les règles elles-mêmes.
💶 Frais actuels et taux d’acceptation
- 90 € pour les adultes (12 ans et +)
- 45 € pour les enfants de 6 à 11 ans
- Environ 11,7 millions de demandes de visa en 2024 dans le monde
- Taux de refus d’environ 14–15 % au niveau mondial
- Plus de 50 % des visas délivrés sont désormais des MULT (entrées multiples)
Ces chiffres montrent que les visas Schengen continuent d’être largement délivrés — mais des refus surviennent lorsque les dossiers paraissent faibles, incomplets ou incohérents.
📂 Les documents les plus importants aujourd’hui
Avec la réforme, les consulats se concentrent fortement sur la stabilité et la conformité vérifiables :
- Historique de voyage documenté (notamment des séjours Schengen conformes)
- Revenus & stabilité financière (preuves d’emploi ou d’activité)
- Attaches solides dans le pays de résidence (travail, famille, biens, études)
- Assurance voyage valide couvrant tout le séjour — de nombreux voyageurs l’achètent désormais en ligne à l’avance via des comparateurs fiables comme HelloSafe
Plus ces éléments sont cohérents, plus les chances d’acceptation augmentent — en particulier pour les visas MULT.
📈 Facteurs clés d’approbation
📌 Facteur | 👍 Impact positif | 👎 Facteur de risque |
|---|---|---|
Revenu stable 💼 | ✔ | ❌ Absence de justificatifs |
Itinéraire clair 🧳 | ✔ | ❌ Contradictions |
Assurance 🛡️ | ✔ | ❌ Aucune preuve fournie |
Conformité passée 📘 | ✔ | ❌ Historique de dépassement |
La réforme Schengen récompense la transparence et la fiabilité. Un dossier clair et solide — avec une assurance voyage conforme et un historique de sorties dans les délais — reste la meilleure base pour obtenir un visa.
Les contrôles aux frontières et les contrôles internes Schengen vont-ils changer avec la réforme ?
Oui — l’expérience à la frontière évolue, principalement parce que la réforme Schengen rend les contrôles d’entrée plus numériques et plus standardisés. Le système d’entrée/sortie (EES) remplace le tampon manuel du passeport par un enregistrement biométrique. Cette modernisation renforce la sécurité et crée un historique fiable des séjours — mais peut aussi entraîner des délais légèrement plus longs pendant la période de transition, notamment dans les aéroports très fréquentés et aux passages terrestres.
La libre circulation à l’intérieur de Schengen reste la règle. Toutefois, des contrôles temporaires aux frontières intérieures peuvent toujours être mis en place en réponse à des situations spécifiques liées à la sécurité, la migration ou l’ordre public. Ces contrôles ne sont pas permanents, mais les voyageurs peuvent rencontrer des vérifications ponctuelles selon les pays et les périodes.
🛂 Changements aux frontières extérieures
- Collecte de biométrie (photo + parfois empreintes) lors du premier enregistrement (en savoir plus sur les exigences de taille de photo)
- Bornes libre-service et portiques (e-gates) de plus en plus utilisés
- Files d’attente potentiellement plus longues pendant le déploiement, puis stabilisation une fois la majorité des voyageurs enregistrés dans l’EES
Les règles d’éligibilité à l’entrée et de durée de séjour ne changent pas — seule la technologie de contrôle évolue.
🚆 Contrôles aux frontières intérieures
- Contrôles temporaires toujours possibles au titre du Code frontières Schengen
- Mise en œuvre variable selon les pays et le contexte sécuritaire
- Libre circulation maintenue — mais il est recommandé de garder un justificatif d’identité lors des déplacements dans Schengen, surtout par route ou train
En résumé : attendez-vous à davantage de contrôles numériques aux frontières extérieures et à des contrôles internes ponctuels — mais le principe de la libre circulation Schengen demeure.
Que demandera ETIAS et qui devra faire une demande ?
ETIAS (European Travel Information and Authorisation System) est un contrôle numérique préalable au voyage qui deviendra obligatoire pour les voyageurs dispensés de visa visitant l’espace Schengen en court séjour (jusqu’à 90/180 jours). Il ne remplace pas un visa — il filtre les voyageurs avant le départ afin de confirmer leur admissibilité et l’absence de signalement de sécurité.
Une fois approuvé, ETIAS devrait être valable 3 ans (ou jusqu’à l’expiration du passeport) et utilisable pour plusieurs voyages.
🌍 Qui devra demander ETIAS
ETIAS s’appliquera aux voyageurs provenant de pays dispensés de visa, notamment (liste non exhaustive) :
- 🇺🇸 États-Unis
- 🇬🇧 Royaume-Uni
- 🇨🇦 Canada
- 🇦🇺 Australie
- 🇳🇿 Nouvelle-Zélande
- 🇯🇵 Japon
- 🇸🇬 Singapour
- 🇦🇪 Émirats arabes unis
- 🇰🇷 Corée du Sud
- 🇧🇷 Brésil
- 🇲🇽 Mexique
Au total, plus de 50 nationalités devront obtenir ETIAS pour entrer dans l’espace Schengen pour du tourisme, des affaires, des visites familiales ou de courtes études.
Les voyageurs qui ont déjà besoin d’un visa Schengen ne demandent pas ETIAS.
🔍 Quelles informations ETIAS vérifie
- Bases de données de sécurité au niveau européen et international
- Dépassements de séjour passés ou alertes migratoires, le cas échéant
- Vérification d’identité et validité des documents
Les demandes se font en ligne, avec des réponses à des questions simples d’éligibilité et les informations du passeport. L’objectif est d’identifier les risques potentiels en amont, afin que les voyageurs conformes rencontrent moins de surprises à la frontière.
⏱️ Délai d’obtention d’ETIAS
La plupart des demandes sont approuvées en quelques minutes. Certains dossiers peuvent nécessiter un examen manuel, pouvant durer jusqu’à 30 jours.
Il est donc recommandé de faire la demande quelques jours avant le départ, même si la décision est généralement rapide.
La réforme Schengen rend-elle plus difficile l’obtention d’un visa Schengen à entrées multiples (MULT) ?
Dans la plupart des cas, non — la réforme Schengen de l’UE ne rend pas plus difficile l’obtention d’un visa Schengen à entrées multiples (MULT). Au contraire, la tendance va dans l’autre sens : plus de la moitié des visas Schengen délivrés dans le monde sont désormais des visas MULT. Les consulats favorisent de plus en plus les voyageurs réguliers qui respectent la règle des 90/180 jours, car l’EES fournit désormais un historique de voyage clair et vérifiable.
Ainsi, plutôt que de restreindre les visas MULT, la réforme récompense surtout un comportement de voyage transparent, répété et conforme.
📈 Situation actuelle
- Les visas MULT représentent désormais plus de 50 % des visas Schengen délivrés au niveau mondial
- Les voyageurs réguliers sont souvent favorisés
- Les historiques de voyage numériques facilitent la preuve d’un profil fiable
Cela reflète la logique d’évaluation des risques : plus vos voyages passés sont prévisibles et bien documentés, plus il est facile de justifier des entrées multiples.
🧠 Ce qui influence l’obtention d’un MULT
- Conformité passée : historique Schengen propre, sans dépassement ni irrégularité
- Besoins de voyage réels et fréquents : affaires, visites familiales, tourisme répété ou mobilité professionnelle
- Stabilité financière : emploi, revenus réguliers et capacité à financer plusieurs voyages
Lorsque ces éléments sont cohérents, les visas MULT sont souvent accordés — parfois avec une validité plus longue (1, 2, voire 5 ans).
Quels risques les dépassements de séjour ou refus passés créent-ils avec les nouveaux systèmes Schengen ?
Avec la réforme Schengen, les comportements passés deviennent entièrement visibles. L’EES conserve chaque entrée et sortie enregistrée — et signale automatiquement les dépassements de séjour. Cela ne signifie pas qu’un refus est automatique, mais les agents aux frontières et les consulats ont un accès plus clair à votre historique lorsqu’ils évaluent un futur voyage ou une demande de visa.
Si vous avez déjà dépassé la durée autorisée ou subi un refus, il reste possible de voyager à nouveau — mais attendez-vous à davantage de questions et à un besoin accru de prouver vos intentions et vos attaches. À l’inverse, les voyageurs avec un historique propre bénéficient d’un profil positif et cohérent dans l’EES.
📊 Scénarios de risque
😟 Situation | 📈 Niveau de risque | 📝 Remarques |
|---|---|---|
Refus passé | ⚠️ Moyen | Expliquer le contexte |
Dépassement court | ⚠️ Moyen à élevé | Enregistré numériquement |
Dépassement long | 🔴 Élevé | Risque de refus d’entrée |
Historique propre | 🟢 Faible | Profil positif |
La réforme Schengen ne “punit” pas automatiquement les erreurs — mais elle les rend visibles. Après un incident, la qualité des justificatifs et la solidité des attaches deviennent encore plus importantes.
Que préparer pour rester conforme avec la réforme Schengen ?
Comme les frontières sont désormais entièrement numériques — et que l’historique est conservé dans l’EES — des justificatifs bien préparés comptent plus que jamais. Que vous soyez dispensé de visa ou en train de demander un visa Schengen, arriver avec des preuves claires de vos plans et de vos ressources permet d’éviter retards, questions supplémentaires, voire un refus d’entrée.
Voici une checklist simple pour voyager sereinement et rester conforme avec les nouvelles règles :
- Un passeport valide avec une durée de validité suffisante pour tout le séjour (et idéalement au-delà)
- Une preuve d’hébergement : réservations d’hôtel, confirmation de location, ou lettre d’invitation
- Un billet retour ou de continuation confirmé indiquant un départ dans la limite 90/180 jours
- Une preuve de ressources (relevés bancaires, fiches de paie, attestation de prise en charge)
- Une assurance médicale de voyage couvrant le séjour — de nombreux voyageurs comparent et souscrivent désormais en ligne via des services comme HelloSafe
Avoir ces documents prêts — en version numérique et papier — facilite le passage aux frontières et aide à conserver un historique de voyage propre et positif dans l’EES.
Si vous avez encore besoin d’une assurance voyage conforme Schengen, vous pouvez facilement comparer des options fiables en ligne via le parcours HelloSafe avant de déposer votre demande ou de voyager.
Quels sont les frais officiels, règles de validité et statistiques du visa Schengen ?
La réforme Schengen ne modifie pas les règles centrales du visa Type C — mais le contexte est plus “data-driven” que jamais. Voici les derniers chiffres officiels et points clés pour voyager de façon réaliste et éviter les surprises.
💶 Frais de visa (depuis juin 2024)
- 90 € — adultes de 12 ans et +
- 45 € — enfants de 6 à 11 ans
- Gratuit — enfants de moins de 6 ans et certaines catégories exemptées (étudiants, chercheurs, etc. dans des cas définis)
Les frais ne sont pas remboursables — même en cas de refus de visa.
📅 Validité & règles de séjour
- Court séjour = jusqu’à 90 jours sur toute période glissante de 180 jours
- S’applique que le visa soit à entrée unique ou à entrées multiples (MULT)
- La règle des 90/180 jours n’a pas changé avec la réforme Schengen
📊 Statistiques mondiales des visas Schengen (2024)
Indicateur | Dernière valeur |
|---|---|
Total des demandes de visa | ≈ 11,7 millions |
Taux de refus mondial | ≈ 14–15 % |
Part des visas MULT délivrés | 50 %+ dans le monde |
Conservation des données EES | 3 ans (5 ans en cas de dépassement) |
Ces chiffres montrent que la majorité des demandes de visa Schengen continuent d’être approuvées — et que plus de la moitié des dossiers acceptés obtiennent un visa à entrées multiples.
Comment voyager en sécurité, assuré et conforme avec les nouvelles règles ?
La meilleure stratégie avec la réforme Schengen est simple : anticiper, documenter clairement et rester dans la limite des 90/180 jours. Conservez des copies de vos réservations, preuves de ressources et attestation d’assurance, et assurez-vous que les informations de votre voyage sont cohérentes entre tous vos documents. Cela aide les agents aux frontières et les consulats à vérifier rapidement votre profil — d’autant plus que l’EES enregistre désormais chaque mouvement numériquement.
L’assurance voyage joue aussi un rôle pratique. Les frais médicaux en Europe peuvent être élevés, et de nombreux consulats exigent encore la preuve d’une couverture conforme Schengen. Disposer d’une police valide signifie moins de questions, un traitement plus fluide et une meilleure protection pendant le séjour.
De nombreux voyageurs préfèrent désormais souscrire une assurance conforme Schengen en ligne avant de déposer leur demande ou de franchir la frontière. Des plateformes comme HelloSafe permettent de comparer et de souscrire en quelques minutes — où que vous soyez dans le monde.
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Non — la règle des 90/180 jours reste exactement la même. Les visiteurs non européens peuvent séjourner dans l’espace Schengen jusqu’à 90 jours sur toute période glissante de 180 jours. Ce qui change, c’est le contrôle : le système d’entrée/sortie (EES) enregistre désormais les entrées et sorties numériquement, en remplacement des tampons manuels. Cela signifie que les dépassements — même courts — sont automatiquement détectés et conservés plusieurs années, ce qui peut influencer de futurs contrôles ou des demandes de visa.
L’EES est un système numérique de contrôle aux frontières qui enregistre l’entrée et la sortie de tous les ressortissants non européens voyageant en court séjour — qu’ils aient besoin d’un visa ou non. Lors du premier enregistrement, les voyageurs fournissent des données biométriques (photo et parfois empreintes). Le système enregistre ensuite chaque franchissement au lieu de tamponner le passeport. Les données sont généralement conservées 3 ans, ou jusqu’à 5 ans en cas de dépassement.
Non. ETIAS n’est pas un visa. C’est une autorisation électronique préalable au voyage, obligatoire pour les voyageurs dispensés de visa (ex. États-Unis, Royaume-Uni, Canada, Australie). La demande se fait en ligne, avec des frais (environ 20 €) et une réponse généralement en quelques minutes. ETIAS ne change pas votre droit de séjour : la règle des 90/180 jours s’applique toujours. Les voyageurs qui ont déjà besoin d’un visa Schengen ne demandent pas ETIAS.
Au début du déploiement de l’EES, certains voyageurs peuvent rencontrer des files plus longues, surtout dans les grands aéroports et aux frontières terrestres, car l’enregistrement biométrique prend un peu plus de temps qu’un simple tampon. Une fois la majorité des voyageurs enregistrés, les flux devraient se stabiliser. Préparer ses documents à l’avance et suivre les consignes sur place aide à fluidifier le passage.
Non. La libre circulation à l’intérieur de Schengen reste la règle. Cependant, le Code frontières Schengen autorise toujours des contrôles intérieurs temporaires dans certaines situations de sécurité ou d’ordre public. Ces mesures varient selon les pays et sont généralement limitées dans le temps. Les voyageurs circulant entre États Schengen — surtout par route ou train — devraient conserver un justificatif d’identité valide.
Les règles de visa n’ont pas changé — mais les consulats s’appuient davantage sur un historique de voyage vérifiable et la cohérence des documents. Avec l’EES, la conformité (départs à temps, voyages réguliers, absence de dépassement) est plus facile à prouver. En 2024, on comptait environ 11,7 millions de demandes, avec un taux de refus de 14–15 % et plus de la moitié des visas délivrés en entrées multiples (MULT).
Les dépassements sont désormais enregistrés automatiquement par l’EES. Même un dépassement court peut rester visible jusqu’à 5 ans et affecter de futurs visas ou décisions d’entrée. Les dépassements longs ou répétés augmentent le risque de refus. À l’inverse, un historique propre avec des départs à temps renforce votre profil.
De nombreux consulats exigent encore une assurance médicale de voyage conforme Schengen, et elle reste fortement recommandée même pour les voyageurs dispensés de visa. L’assurance démontre votre préparation et vous protège contre des frais imprévus pendant le séjour. Beaucoup de voyageurs la souscrivent désormais en ligne avant de voyager via des comparateurs comme HelloSafe.
Non — la décision finale d’entrée appartient toujours aux agents aux frontières. ETIAS confirme seulement que vous avez passé le contrôle préalable. À l’arrivée, on peut encore vous demander des preuves d’hébergement, de ressources ou un billet de retour. Avoir des documents cohérents facilite un passage sans difficulté.
Respectez la limite des 90/180 jours, conservez un bon suivi de vos voyages, voyagez avec vos justificatifs et évitez les dépassements. Si vous demandez un visa, assurez-vous que votre dossier est complet, cohérent et appuyé par des preuves financières et d’assurance. Avec la réforme Schengen, la clarté des documents et la conformité restent les signaux de crédibilité les plus forts.

